‹ Sahara et Soudan:Chapitre 96 sur 111 · Barih's Reisen {Voyages de Barth), t. U, p · texte numérisé non relu

Barih's Reisen {Voyages de Barth), t. U, p

Reste la question de philologie. En dehors du kanouri, j'ai eu occasion de m'occuper quelque peu du dialecte logonien et de celui des Bouddouma insulaires, et de comparer ces trois langues, d'une part, avec Tidiome haoussan si soigneusement étudié par le missionnaire Schœn, et, de l'autre, avec l'idiome baguirmien, dont j'ai pu aussi prendre une teinture^ Outre cela, les documents, non encore publiés, que Barth a recueillis sur les dialectes intermédiaires des Wandala, desMousgo, desMargui,desBàbir et autres, m'ont fourni de précieux éléments pour l'ethnographie de ces peuplades ; mais, cette abondance de notions ne pouvant trouver place dans une relation de voyage, je me bornerai à donner plus loin un simple résumé des conclusions auxquelles je suis arrivé ^

Le climat et les conditions sanitaires du Bornou ont été étudiés par moi dans la capitale, où j'ai séjourné à trois reprises, de juin 1870 à mars 1871 , de la mi-janvier à la fin de février 1872, et du milieu de septembre de la même année à la fiji de février 1873. Mes résultats les plus fructueux se rapportent à la première de ces trois périodes, la seule où j'ai pu disposer d'instruments de météorologie en parfait état, et d'un stock pharmaceutique suffisant pour me livrer en grand à la pratique de mon art médical.

J'avais établi mon appareil d'observation dans la cour de mon logis, sous un hangar- parasol dominé par un hedjilidj. Arrivé au début de la saison des pluies, c'est-à-dire dans la période la plus intéressante de l'année, j'ai fait, au point de vue météorologique, des relevés aussi exacts que possible^ d'où résulté le tableau suivant :

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