‹ Sahara et Soudan:Chapitre 97 sur 111 · CLIMATOLOGIE DU BORNOU · texte numérisé non relu

CLIMATOLOGIE DU BORNOU

Soit une température diurne moins élevée, une température nocturne moins basse [que celles que j*ai eues au Tibesti, au Borkou et au nord du Kànem, mais plus haute en moyenne ; ce qui prouve que le climat du Soudan est plus tempéré que celui du Désert.

Pour la pression barométrique, dans les cinq derniers mois de 1870, et les deux premiers de IjBTl, elle a varié, en moyenne, de 734 à 737 millimètres, ce qui indique un élat assez constant de Tatmosphère ; et, effectivement, les vents qui régnent, la majeure partie de Tannée, sont les vents d'est, tournant parfois à Talizé ; ce n'est que pendant la saison des pluies qu'il en est autrement. Dès le mois de juin 1870, en traversant la ione méridionale du Désert pour nous rendre à Kouka, nous pûmes constater presque quotidiennement, durant la première moitié de la journée, l'existence d'un fort vent d'ouest ou de sud-ouest, accompagné de quelques nuages. A mesure que le soleil montait, les nuages se dissipaient,* et le vent d'ouest cédait la place à l'alizé. Plus nous avancions au midi, plus ce régime se régularisait en s'accentuant ; dès que nous eûmes atteint la région des pluies périodiques, et ce, à l'époque même où elles tombent, nous vîmes, presque chaque jour, des formations de nuages plus ou moins denses du côté de l'ouest, et, généralement quand les nuages s'élevaient, avec la chaleur augmentant, nous pouvions constater l'apparition d'un vent d'est dans les couches supérieures de l'air. En juillet 1870, à Kouka, je pus observer que toujours la pluie venait de l'est, à la suite d'un amoncellement de nuages et d'un courant atmosphérique du côté opposé. En août, il n'y eut que cinq jours sans vent d'ouest, dont trois sans pluie; en septembre, j'en comptai neuf, dont six où il ne plut pas ; en octobre, le vent d'est, qui parfois avait fait défaut, reprit définitivement le dessus, pour concorder de plus en plus, en novembre, avec la hauteur du soleil, et en décembre, se réveiller le soir (vers six heures) avec une intensité souvent forte et durable.

En juillet 1870, je comptai à Kouka dix-sept jours plus ou moins pluvieux, en août, dix-neuf jours de pluie, en septembre, dix-sept, en octobre point, et les mois suivants, il n'y eut que des chutes de rosée, avec des brouillards encore assez fréquents. La plupart du temps, je le répète, la pluie tombe sous l'influence des vents d'est, après toutefois que le souffle de l'ouest, une espèce de mousson, a apporté de la vapeur d'eau des régions de l'Océan atlantique. Presque toujours, elle est accompagnée de phénomènes électriques

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