‹ Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787Chapitre 113 sur 190 · centimes · texte numérisé non relu

centimes

ce Ces dispositions resteront en vigueur aussi longtemps que se contpînuera Fœuvre des missions. En cas de dissolution de la société, les revenus desdites propriétés seront employés par les évoques à secourir les pauvres des diverses localités où ces propriétés sont situées.

« A ces conditions, le roi permet aux compagnons d'Alphonse de Uguori de vivre en commun dans les seules maisons de Ciorani, dlUceto, de Nocera et de Caposele, que Sa Majesté leur accorde comme résidences, mais qu'elle ne reconnaît pas comme communautés religieuses. »

Aiusi, par ce décret spoliateur, le roi enlevait à l'institut tous ses biens pour les faire passer aux mains des évoques, lesquels, en ({ualité d'administrateurs, octroyaient à chaque membre de la congrégation quatre-vingt-cinq centimes par jour! L'excédent des rentes, le roi le distribuait généreusement aux pauvres. Cette confiscation revêtait un caractère d'autant plus odieux que, pour se conformer à la législation existante, Alphonse avait acquis ces biens, non pas au nom de la communauté, qui n'existait pas légalement, mais à titre privé. La maison de Ciorani faisait seule exception parce que la donation d'André Sarnelli, antérieure au décret régaliste de 1740, avait pu s'enregistrer au nom de la communauté; mais, le 4 juin de cette même année 1752, par un liouvel acte en bonne et due forme, André déclara faire sa donation, ûon point à la communauté de Ciorani, mais u à don Alphonse de Liguori, comme simple individu, et à ses héritiers*. » Le roi catholique dépouillait donc au nom de la raison d'État, les particuliers aussi bien que les communautés. Il commettait cet attentat ^ la propriété au détriment de missionnaires généreux qui, de son propre aveu, se dévouaient avec un zèle infatigable au bien spirituel de ses sujets. Et cela soi-disant pour alléger les charges de la population, alors qu'il bâtissait aux frais du public les splendides châteaux de Capodimonte et de Portici, le magnifique théâtre de Sân-Carlo, et cette merveille de l'art, ce Versailles napolitain, qu'on appelle le château de Caserta! En cette année 1752, l'année où Ton allouait deux carlins par jour â don Alphonse de Liguori, l'architecte Vanvitelli construisait, pour loger Sa Majesté quelques mois de l'année, le plus beau palais de l'Europe. Le peuple versait des millions pour en payer les pierres, les marbres précieux, les statues, les tableaux, et les décorations artistiques. Quant aux

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