‹ Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787Chapitre 130 sur 190 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Privilèges non autorisés. — Le gibier du roi. — Persécution de Maffei. — Sarnelli revendique la vigne do Ciorani. — Alphonse à Naples. — Dons surnaturels. - Ali)honse chez les j('»suites. — Avènement au trône du prince Ferdinand. — ^ gonco de Tanucci. — Persécution contre les jésuit<»s en Portugal. — Lettres d'Alphonse à ce sujet. — Dissertation sur V Index, — Colère de Tanucxîi. — L'hospice des Enfants trouvés de Gaëte. — Sinistre prophétie.

La tyrannie du pouvoir civil et ses empiétements sur les droits de rËglise, applaudis par la secte janséniste, amenaient tous les jours de nouvelles difficultés et de nouvelles menaces. Il ne s'agissait plus de réclamer Y exequaturi^oxkv le bref du pape, ni de solliciter Tautorisation de fonder une nouvelle maison. « Tout ce qu'on peut espérer de mieux du gouvernement, écrivait Alphonse, ccst qu'il ferme les yeux sur nos affaires ^ » Hais ni le gouvernement ni les sectaires ne fermaient les yeux sur ses faits et gestes : ils épiaient au contraire ses moindres démarches afin de les dénoncer à la vindicte du roi.

Depuis longtemps le saint sollicitait de Benoit XIV des facultés spéciales en faveur des missions; mais le pontife lui répondait très sagement : « A quoi bon des privilèges dont vous ne pourriez p«s faire usage? Le roi de Naples ne sanctionne pas un rescrit pontific&I octroyant des privilèges religieux à une société qu'il refuse d'élever légalement à Tétat de société religieuse. » Cependant après la fondation de Bénévent, que le despotisme napolitain ne pouvait atteindre, le pape, sur une nouvelle supplique du saint fondateur, lui accorda des pouvoirs très étendus, et en particulier communication des grâces et privilèges dont jouissaient les « doctrinaires

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