‹ Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787Chapitre 65 sur 190 · LES SOLITAIRES DE CIORANI · texte numérisé non relu

LES SOLITAIRES DE CIORANI

^^rl avec le plus grand calme. Comme ses frères lui demandaient il De regrettait pas de mourir si jeune : « Au contraire, dit-il en >Tirjant, je suis bien heureux de mourir le premier de la congréation : c'est moi qui porterai Tétendard ! » Pères et frères pleui.ient d'attendrissement, lui resta joyeux jusqu'au dernier soupir, riant et embrassant le crucifix. Il n'était ilgé que de vingteax ans.

Quand Gaudiello rendit sa belle âme à Dieu, le saint fondateur rèchait une mission. Il ne retrouva plus à son retour ce Benjain de la congrégation, mais tout en versant des larmes, il se ïjouit à la pensée que le premier de ses morts était un saint. fin de conserver à sa famille spirituelle le souvenir du jeune orte-étendard, il lui composa cette épitaphe : « Frère Joachim laudiello, modèle de toutes les vertus, copie vivante du Seigneur ksMSy a pris à tâche de reproduire en son âme tous les traits du JWin exemplaire : sa patience dans l'infirmité, sa douceur dans Vadversité, son amour de l'obéissance. S*il n'est pas mort comme lésas sur le bois de la croix, il a aimé la croix d'un immense «nour, et c'est en embrassant le crucifix que, le premier de nous tops, il a conquis la céleste couronne. »

k la mort de Gaudiello, huit ans après la fondation, Alphonse comptait en tout huit membres de l'institut : cinq missionnaires ei trois frères servants. Des trois maisons qu*il avait créées, il ne bien restait qu'une seule. La tempête avait abattu les deux preaièrés, et le décret de 1740 interdisait quasi l'espoir de les remphcep par d'autres. N'importe, il envisagea l'avenir sans trembler, miptaot sur l'inébranlable fidélité de ses compagnons, sur les prières de Tangélique Gaudiello, et sur la toute-puissance du Dieu ^se rit des décrets des rois et déjoue quand il lui plait les complots de leurs minisires.

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