CHAPITRE XL
MORT DE FALCOIA.
Alplionso cl Falcoia. — Le jour do No«H à Scala. — Vlftustrissime Sarnclli, baron de Cior^ani. — Maladie de Falcoia. — - I/lnstitut se i)ropafrera comme l'herbe dos clia.inps. . — Testament de rév«V|ue mourant. — I^ statuette miraculeuse. — Dentiières paroles. — Bataille autour d'un cadavre. — Souvenir d<> Falcoia. — Le P^OTnier chapitre gc^néral. — Alphonse Reclour Majeur. — La profession. — Règles ^^ Constitutions. — Alphonse prend le P. Cafaro poui* directeur.
fondateur d'une congrégation religieuse dont le but principal
^^ Timitation du divin Sauveur, Alphonse devait passer par les
différents états qui constituent la vie de Jésus-Christ. L'Enfant-Dieu
>^écut de longues années sous la tutelle de saint Joseph : de même
•Alphonse vécut di.x ans sous la direction de M^"" Falcoia. Jésus obéis-
^it à Joseph avec la plus parfaite soumission : Alphonse obéissait
* Falcoia, même quand leurs idées différaient. Pendant que Jésus
adolescent étonnait les docteurs de Jérusalem par la sagesse de ses
''^Ponscs, Joseph était dans Fangoisse le croyant perdu : ainsi, pen-
"^lit que Dieu, à l'occasion des missions napolitaines, manifestait
^^x docteurs de Naples les talents et les vertus du saint fondateur,
^Icoia gémissait sur une absence qu'il croyait fatale à l'institut.
^i*sque Jésus fut arrivé à Tôge d'homme, Dieu lui retira son gar-
^^^^n : de même quand le saint fondateur eut acquis assez d'e.xpé-
''*^tice pour conduire à travers les écueils sa barque fragile, Dieu
^ enleva presque subitement le pilote qui avait jusc]ue-là tenu le
Ç^Uvemail.
L-'évèquc de Castellamare endurait depuis quelques années une
^ï^te de martyre. Presque octogénaire, travaillé constamment par
^^ maladie de la pierre, accablé de .soins, il attendait que sonnât
V^up lui l'heure du repos. Le père Sportelli l'aidait dans ses
^ï^avaux et faisait sa correspondance. Le saint vieillard se contentait
8ALHT ALPHONSE DE UOLOItl. — T. I. IG
d'ajouter un mot aux lettres de son secrélaire « pour souhaiter la paix à son cher Alphonse ». En 1741, désirant bénir une dernière fois ses filles de Scala, il gravit, aux approches de Noél, les rochers de la montagne, afin de célébrer au couvent celte fête de la Nativité de Notre-Seigneur qui, plus que toutes les autres, excitait sa piété. Or s'étant mis en oraison la veille de Noël vers neuf heures du soir, il passa toute la nuit en contemplation, à genoux, immobile, les yeux fixes, comme un homme ravi en extase. A six heures du matin, Taumônier le retrouva dans la même position, et tellement absorbé en Dieu qu'il ne s'aperçut même pas de sa présence. « On ne comprend pas, dit la sœur Marie-Madeleine, qui raconte ce fait, comment un homme de cet âge a pu se tenir, sans miracle, dans un tel état d'immobilité durant de si longues heures. Dieu voulut sans doute donner à son serviteur un avant-goùt des joies qu'il prépare à ses élus. »
Au commencement de 17'i.2, il s'agita beaucoup au sujet d'une controverse soulevée par le baron de Ciorani. Le vieux Sarnelli, redevenu quelque peu enfant, prétendait que ses quartiers de noblesse lui donnaient droit au titre d'illustrissime, et de plus au tapis seigneurial quand il faisait aux pères Thonneur de se rendre à leur église. En l'absence d'Alphonse, pour lors occupé aux missions napolitaines, Falcoia trouvant ces prétentions ridicules et même injustifiées ^ résista formellement aux demandes du baron et de son fils André. La querelle s'envenima au point de mettre en péril la maison de Ciorani. A son retour, Alphonse réussit à jeter un peu d'eau sur le feu, mais à peine eut-il quitté la maison pour se rendre en mission, que le susceptible baron et l'inflexible évèque s'échauffèrent plus que jamais. Falcoia manda Sportelli, le 15 mars 17i3, afin d'aviser aux moyens de terminer une dispute qui le chagrinait beaucoup. 11 se plaignait en même temps d'un violent mal de tète. Sans perdre une minute, Sportelli accompagné du frère Tartiglione accourut à (lastellamare pour assister et tranquilliser le malade, mais ils le trouvèrent couché sur le lit d'où il ne devait plus, se relever. Le saint veillard avait été frappé d'apoplexie, et, bien qu'il eût conservé toute la lucidité de son intelligence, son état paraissait désespéré. Ce lui fut une suprême consolation de voir auprès de son lit de douleur son fils spirituel et le représentant de cette congrégation qu'il avait tant aimée. Bientôt
1. Les exigences du baron étaient assurément ridicules; mais il paraît qu'au fond U était dans son droit. Plus tard Alphonse, ayant pris des inrormations sur ces règles d ettqaette, donna au t>aron de Y Illustrissime et des coussins tant qu'il en Toulut.
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a-Triva Tarchevèquc de Sorrente pour lui administrer les derniers s^^cremenfs. Il les reçut aveela plus grande ferveur; puis, montrant ai. Tarchevôque le père Sportelli : « L'institut, dit-il, est l'œuvre de Oieu, et vous verrez qu'il se propagera comme Therbedes champs. » L«''^vèque mourant se souvenait de sa vision des bords du Tibre, de cs^s nombreux ouvriers que TEsprit-Saint lui avait montrés portant l'évangile aux âmes abandonnées, et il répétait sur son lit de mort \^ parole prophétique que, trois fois déjà, Dieu avait mises sur s^s lèvres.
Le 2V mars, ayant retrouvé un peu de forces, il consigna par écrit S4&S dernières volontés. « Monseigneur nous a dit hier, écrit Sportelli» SGS confrères, que le 25 mars doit être pour nous tous un jour mémorable, tant à cause du mystère de Tincarnation, de la nativité et de la mort de Notre-Seigneur, qu'en souvenir de lui. Il fait en ce moment son testament. Il lègue son corps aux religieuses de Scala, son cœur à la cathédrale de Castellamare, et nous laisse, à nous, sa statuette de Marie, son trésor le plus précieux. Ce qui lui reste d'argent, il le consacre au Conservatoire des enfants * et à la fondation d'une messe tardive qui devra se célébrer les dimanches «t fêtes. Je lui ai lu votre lettre, il vous a bénis tous en versant des larmes, puis il a dit qu'il ne vous oublierait jamais. Il pensait vous envoyer immédiatement la Madone, mais il veut rendre le dernier soupir les yeux fixés sur elle. <« Quand vous la posséderez, w»'a-t-il dit, rendez-lui les honneurs qu'elle mérite. »
Pour comprendre l'importance que Falcoia attachait à cette image
de Marie, il faut savoir qu'il ne s'en séparait jamais. Il avait obtenu
par elle de grandes grûces, et, dans les derniers temps encore, elle
l'avait sauvé d'un danger extrême. En 1737, lors de son dernier
voyage ad limina, ne pouvant, à cause de sa maladie, supporter le
cahot des voitures, il fit la route par mer. A son retour, matelots et
t>assagers s'aperçurent un matin que des pirates musulmans allaient
border leur navire. Nul moyen d'échapper; c'était la servitude pour
ws : aussi Ton entendit bientôt de tous côtés des cris de désespoir.
îs pirates approchaient toujours, le fusil en main, prêts à faire
! au moindre signe de résistance. Falcoia se souvint alore de sa
me Mère. Calme et confiant, il prit dans ses mains l'image de
ie et, le bras tendu, il la présenta aux pirates en faisant le signe
i croix. A rinstantméme, Tembarcation ennemie s'arrêta, et ceux
a montaient, immobiles, l'arme au bras, laissèrent s'éloigner le
abli par lui à Castellamare.
vaisseau des chrétiens sans tirer un coup de fusil. Plus forte qu'une armée rangée en bataille, Marie avait sauvé Tévéque et ses compagnons. C'est devant cette Madone vraiment miraculeuse que Falcoia voulait mourir, c'est ce trésor de son cœur qu'il léguait à ses fils bien-aimés.
Le saint vieillard fit alors ces dernières recommandations. « Hier, écrivait Sportelli au père Villani, en nous bénissant et en nous promettant un éternel souvenir, Monseigneur nous a brisé le cœur. Il s'est mis à fondre en larmes, lui que jamais je n'avais vu pleurer, puis il nous a dit : « Aimez Jésus- Christ de tout votre cœur; aimezle en vérité, et non en paroles. Par amour pour lui, aimez le pro chain, et travaillez non seulement à son salut, mais à sa perfection. Oh ! quelle belle chose que la perfection ! »
Il n'oublia pas à cette heure solennelle ses filles de Scala. On lui rapporta que l'une d'entre elles avait manifesté le désir qu'il lui apparût après sa mort. « Si je lui apparais, dit-il, ce sera pour lui rappeler ainsi qu'aux autres ce que j'ai tant de fois répété sur l'imitation de Jésus-Christ, sur l'observance des règles, et sur Tobligatioi] de tendre à la perfection. » Alors, avec des larmes dans les yeux, il ajouta : « En les tirant du monde pour les transplanter au couvent, je n'ai pas eu d'autre intention que de les pousser à Timitation de Jésus dans sa vie et dans sa morL A mou dernier soupir ces sentiments sont encore les miens et m'accompagneront dans l'éternité! w
Alphonse, alors en mission, ne pouvant assister aux derniers moments de son père spirituel, avait chargé Sportelli de lui demander une grâce : c'était de le recommander tout spécialement à la sainte Vierge aussitôt qu'il paraîtrait devant elle dans le paradis. Sportelli communiqua au moribond cette requête. Au nom d'Alphonse et de Marie, le saint vieillard, attendri, jusqu'aux larmes s'écria par trois fois : « 0 ma Mère, ô ma Mère, ô ma Mèrel » 1 implorait sans doute la Vierge bénie pour celui dont il disait, quel ques mois auparavant, aux membres de l'Institut : « Priez bien pou don Alphonse afin que Dieu lui accorde force et lumière ! »
Quelques joui»s avant la fête de Pâques, on crut que le dernier mo ment était arrivé, mais il revint à lui. « Dieu veut prolonger voir pénitence , » lui dit Sportelli. « Non, répondit le malade en levan les yeux au ciel, il prolonge ses miséricordes. » Et, se tournant ver SportelU, il ajouta : « Dieu prolongera aussi votre patience, et vou récompensera des peines cjuc vous vous donnez pour moi. » L 20 avril 17i2, Falcoia expira doucement, les yeux fixés sur l'imag de Marie. 11 était âgé de quatre-vingts ans.
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l^es habitants de Castellamare pleurèrent la mort de leur saint ^ê<3ue comme on pleure la mort d'un père. Après les funérailles, ^z»ur se conformer aux dernières volontés du défunt, les chanoines L ^posèrent son cœur à la cathédrale, et Tun d'eux, Mathieu Cris- '-^Jioli, natif de Scala, aidé de quelques compatriotes, se préparait à .Kmnsporter le corps chez les religieuses du Saint-Sauveur, quand tout âi- ooup, des hommes, des femmes et des enfants, armés de bAtons et d^ pierres, firent irruption dans Téglise afin de s'opposera Tenlèvenrkcnt du cadavre. Le chanoine et ses gens eurent beau objecter le testament de Tévêque : on se jeta sur eux, et ils furent obligés de s* enfuir pour n'être pas mis en prison. Les jours suivants, des* t^ommes armés gardèrent le cercueil jusqu'au moment où, de guerre ï«^se, les autorités religieuses le firent descendre dans un caveau de ^ église. Encore le peuple exigea-t-il qu'on recouvrit la tombe d'une ^^Oonne pierre pour empêcher toute autre tentative d'enlèvement, ^inq ans plus tard, l'évéque Milante, son successeur, ayant préparé ^^ns la cathédrale un nouveau sépulcre aux évoques de Castella- '^^are, on y déposa les précieux restes. A l'occasion de cette transla- *^îon, don Joseph Cerchia, ce prêtre qu'Alphonse avait voulu naguère agréger à la congrégation, détacha de la main trois petits ossements tout à fait desséchés, avec l'intention d'off'rir celte relique ^U Conservatoire des enfants. Or la personne qui la portait soigneusement enveloppée dans un linge, sentit tout à coup sa main s'é- ^haufler et constata que de ces ossements dénudés sortait un sang f^r-aiset vermeil, qui, après avoir trempé l'enveloppe, découlait sur *e^ doigts. Dieu voulait sans doute, dit Tannoia, authentiquer par ce Pi^odige la sainteté de son serviteur.
On comprend quelle fut la douleur d'Alphonse en apprenant la '^ort de son père spirituel, de celui qui durant plus de dix ans Ta- ^"^it guidé et soutenu^ à travers les difficultés de la fondation. Afin ^^ perpétuer le souvenir de ses vertus, il écrivit, assure l'évéque **îlante, un mémorial de .sa sainte vie; mais ce travail, pour le- ^Viel il avait réuni beaucoup de documents, ne fut point livré à ^ îropression. Il apprit aux siens à vénérer Tliomme de Dieu comme ^^ le vénérait lui-même. Dans la maison des rédemptoristes de Notera, à cùlé des portraits d'Alphonse et de ses premiers compagnons, ftgure encore aujourd'hui un ancien portrait de l'évéque de Castel- Ware,sur lequel on lit cette inscription : « Si vous demandez pourquoi rimage de M*' Falcoia se trouve en ce lieu, c'est parce que, dans les premiers temps de la congrégation, quand notre révérend père Alphonse-Marie de Liguori établissait sa grande œuvre au mi-
lieu des contradictions, M^** Falcoia fut constamment son directeur et son soutien. »
La disparition de celui auquel il était habitué de soumettre toutes ses idées et tous ses actes obligea le saint fondateur à réfléchir sur Tétat précaire de Tinstitut. Au fond, les membres qui en faisaient partie ne constituaient pas une congrégation, mais une simple réunion de quelques prêtres séculiers, groupés autour de lui pour travailler au salut des âmes et s'initier à la vie religieuse, qu'ils voulaient embrasser. Persuadé que l'heure était venue de donner à cette matière, suffisamment travaillée, la forme religieuse qui lui manquait •encore, Alphonse résolut, en s'appuyant sur les règles acceptées, de provoquer la nomination d'un chef définitif, entre les mains duquel lui et ses confrères prononceraient les vœux de religion.
D'après les dispositions de la règle sur le gouvernement, le recteur majeur ou supérieur général devait être élu à vie par un chapitre général. A lui ensuite de nommer les recteurs locaux, mais pour trois ans seulement. Un mois après la mort de Falcoia, le saint convoqua tous les pères à Ciorani afin de les constituer en chapitre pour donner une tête à l'institut. Sans se prévaloir de son titre de fondateur, il se mit au rang de tous ses confrères, se déclarant le dernier et le plus incapable de tous. Au fond de son cœur, il espérait bien qu'on aurait pitié de sa faiblesse, et qu'un autre, plus sage et plus fort que lui, Sportelli par exemple, serait chargé du gouvernement.
Le chapitre se réunitau commencement demai 1843. lise composait des cinq membres qui avaient fait ensemble le vœu de pei*sévérance : Alphonse, Sportelli, Mazzini, Rossi et Villani, auxquels s'étaient adjoints Paul Cafaro et Bénigne Giordano, nouvellement agrégés à l'institut. Le 6 mai, après la messe du Saint-Esprit, eut lieu l'élection du père qui devait présider les sessions. Contre toute attente, Sportelli fut nommé président, ce qui remplit de joie le cœur d'Alphonse, car cette élection lui semblait de bon augure pour celle qui allait suivre, Sa joie ne fut pas de longue durée. Comme certains pères, par pitié pour lui, pensaient à le décharger du pouvoir, Sportelli fit un discours sur l'obligation de ne considérer dans l'élection du recteur majeur que la gloire de Dieu et le plus grand bien de la congrégation. « Sans doute, dit-il, vous avez tous l'esprit de Dieu et le talent voulu pour exercer dignement la charge suprême, mais parmi les étoiles qui brillent au firmament, il en est de diverses grandeurs. » Et il les envoya se prosterner devant le saint Sacrement pour demander grâce et lumière afin de nommer le plus digne. A la reprise de la séance, toutes les voix se portèrent sur Alphonse, excepté la sienne.
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^ï^^lgré ses excuses et ses supplications, il dut s'incliner devant le d^ l::ispitre, ou plutôt devant la volonté de Dieu clairement manifestée. M X cdisait plus tard en toute vérité : « Je n'ai accepté cette charge que li»Si.T obéissance ^ »
Tous les saints se ressemblent en humilité. Deux cents ans au- Y^^ i*avant, en 15&0, Ignace de Loyola réunissait à Rome ses premiers c^-ompagnons à Teffet d'élire le chef de la société dont il était le *V>iidateur. Il obtint tous les suffrages, excepté le sien, mais il se s:M:iontra si surpris et si affligé de ce choix, il insista tant et si bien ^«:ip son impuissance et son indignité que ses compagnons consenti rent à renouveler l'élection. Nommé une seconde fois à Tunani- ■rxTiîlé, il n'accepta pourtant la charge de préposé général qu'après une o^ bodience de son confesseur. Ainsi, à deux siècles de distance, les s«iixits se retrouvent dans les mêmes sentiers, à la suite de celui qui ^^^int au monde non pour commander mais pour s'anéantir et obéir. Après l'élection, tous les membres de l'institut firent leur pro- "''^^ssion religieuse. Le recteur majeur émit ses vœux entre les mains ^^^ chapitre, puis reçut en qualité de supérieur général l'acte de ï^ rofession de tous les pères et frères. Non seulement ils s'imposè- ^*^"^nt les trois vœux ordinaires de pauvreté , de chasteté et d'obéis- ^^^nce, mais encore ils s'engagèrent à se transporter dans les pays ^ •^fidèles, partout où les enverrait le recteur majeur ou le souverain ^-^^>ntife. Us ajoutèrent un cinquième vœu, celui de n'accepter ni ^^-*' Sgnité ecclésiastique, ni office, ni bénéfice, à moins d'y être con- ^-^c^^ts par la volonté formelle du pape ou du supérieur général. ^^^— •'sa congrégation du Saint-Sauveur devenait, à partir de ce jour, Z""^;^ ^ corps religieux, non encore approuvé par l'Église, mais suscepble de l'être quand il aurait pris assez de consistance et de déve- •ppement pour mériter cet honneur. Dans la session suivante, comme dans les chapitres complément . ^dres, on s'occupa des règles et constitutions, dont la rédaction était
'"^^jà fort avancée. L'imitation de Jésus-Christ au moyen des douze 3Ptus, avaient servi de base et de cadre aux divers articles de la 5gle. Mais de ces premiers linéaments il fallait tirer toute la rélementation relative aux vœux, aux emplois, aux missions, au ^^uvemement de la congrégation et de chaque maison en particu- ^"^-^r. Durant les dix années écoulées, Alphonse n'avait point cessé ^-^^ travailler à cette œuvre difficile sous la direction et avec Taide ^e Falcoia. Dés le mois de mars 1733, il lui écrivait : « Je vous en-