Lettre du 29 janvier
îLVtf. orphelins, aux repenties^ et même aux prisonniers. L'attention ïMpUonse se porta d'une manière toute particulière sur le clergé séculier et régulier. Nombre de prêtres et de religieux qui vivaient dans le relâchement et la dissipation devinrent après la mission des hommes d'oraison et de vrais apôtres de Jésus-Christ.
LesreJigieuses cloîtrées eurent leur part des bénédictions de Dieu. U se trouvait dans deux couvents de dames nobles des abus assez gra^ ^es. On y avait substitué au chant de l'Église la musique profane. Un maître de chant, posté à la grille, dirigeait le chœur. Alphonse 'enr fit comprendre combien cette coutume, introduite depuis peu en 'talie, favorisait la vanité, la dissipation, les infractions à la règle, ^t de plus blessait la modestie qui convient aux vierges consacrées * Keu. Par un abus non moins dangereux, chaque religieuse ^ tour de rôle s'occupait de la sacristie durant une année et devait pourvoir de ses deniers aux frais d'entretien , ce qui mettait 1^ trouble au couvent et la gêne dans les familles. Alphonse montra q^e ces dépenses incombaient à la communauté et non pas à l'officière; mais telle est la force de Thabitude que ces religieuses, au i^oins dans l'un des deux couvents , se mirent à épiloguer sur la ^édaion du réformateur, ce qui nécessita de sa part une lettre théologique* où il leur rappelle que, par ordre de Sa Sainteté, les relifiicuses de n'importe quel monastère doivent s interdire toute dépense Personnelle, même au profit de leur office, sous peine d'être privées ipso facto de voLx active et passive ^ Un nouveau monastère, ^trigé depuis sept ans à Foggia, le consola de ces petitesses : c'était *^ monastère du Saint-Sauveur, fondé par la sœur Marie-Céleste ^riostarosa, la religieuse dont Dieu s'était servi pour lui faire '^oimaltre sa vocation. Pour la première fois depuis treize ans, il "^^oyait cette sœur Céleste si intimement unie à Dieu et si triste- "ï^ent sortie de Scala. En admirant la ferveur du monastère et les Vertus croissantes de la fondatrice que toute la ville vénérait comme ^xie sainte, Alphonse adora les décrets de Dieu qui mène ses élus ^U ciel par des voies à lui seul connues.
La mission se termina le jour de l'Epiphanie. Avant de quitter loggia, Alphonse conduisit tous ses compagnons aux pieds de la ^one miraculeuse , qui daigna leur apparaître encore dans l'of^&Ie d'argent, comme pour les remercier du bien qu'ils avaient fait à ses enfants. Cette mission fut ainsi comme un continuel miracle (/epuis le premier jour jusqu'au dernier. Le lendemain , au départ