‹ Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787, Volume 1Chapitre 24 sur 227 · Lettre du 29 avril · texte numérisé non relu

Lettre du 29 avril

FIDÈLE A DIEU

Pendant le carême de 1732, il donna les exercices spirituels aux pauvres et aux religieuses de l'hôpital Saint-Janvier hors des murs; après Pâques, avec onze de ses compagnons, il évangélisa la ville épiscopale de Cajazzo; mais, à peine rentré à Naples, il se mit en quête d’ouvriers apostoliques. Vers la fin de mai, il écrivit au père Fiorillo pour lui demander si, parmi ses nombreux pénitents, il ne se trouverait point quelques prêtres disposés à le suivre. Il en reçut cette réponse, digne du saint et zélé dominicain : « Je n'ai pour le moment personne à vous présenter, mais si je rencontre des collaborateurs utiles à votre œuvre, je ne manquerai pas de vous les adresser. Que ne puis-je recommencer ma vie sacerdotale! avec quel bonheur je vous suivrais, ne fdt-ce que pour porter vos bagages apostoliques. Surtout que la pénurie de sujets ne vous fasse pas reculer : Dieu vous en donnera dans la suite qui, sans être nombreux, feront grande besogne. »

Cependant le public, ignorant la décision de Fiorillo, ne comprenait rien à la conduite d’Alphonse. Est-ce donc que la Propagande ne fournissait pas ample matière à son zèle? N’était-ce point la mépriser que de déserter ses rangs pour s'enrôler sous un autre drapeau? A cette pensée, Gizzio et Torni avaient peine à maîtriser leur indignation. « Ne comprenez-vous pas, lui dit un jour Gizzio, l’extravagance de votre conduite? Vous méprisez les conseils de vos directeurs : Pagano ne vous approuve pas, Fiorillo vous blâme ouvertement, la ville entière vous condamne. Ces autorités, vous les mettez sous vos pieds, et cela pour vous attacher opiniâtrément aux rêveries d’une hallucinée ! 11 faut vraiment que vous ayez un bandeau sur les yeux pour ne pas reconnaître que c’est de la folie. » Lié par son secret, Alphonse se contenta de protester à nouveau qu’il ne s’écarterait jamais de la ligne de conduite tracée par son directeur.

Il fallait cependant sortir de cet imbroglio. Consulté sur les moyens à prendre, Pagano n’en vit pas d’autre que de rendre publique l’opinion de l’illustre dominicain. Impossible, en la dissimulant, de réduire les chefs de l’opposition ; impossible même d’entreprendre sans scandale une œuvre que semblerait désapprouver le père Fiorillo. En face de si graves inconvénients, l’obligation du secret n’existait plus. Les pères Cutica, Manulius, Falcoia, consultés tour à tour, confirmèrent la décision de Pagano, ce qui permit au calomnié de justifier sa conduite.

Les deux chanoines ne tardèrent pas à lui en fournir l’occasion. Hanté par son idée fixe, Gizzio lui reprocha de rechef l’obstination dont il faisait preuve en méprisant les conseils d'un homme aussi

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sage que le père Fiorillo. — C’est ce qui vous trompe, répondit tranquillement Alphonse. Vous affirmez sans cesse que Fiorillo me désapprouve : vous saurez au contraire qu’il m’a donné sa pleine et entière approbation. » Et il tendit au chanoine une copie de la lettre de l’illustre dominicain. Inutile de peindre la stupéfaction de Gizzio. Il lisait et relisait ces lignes, ne trouvant, dans sa confusion, aucune parole pour se défendre. Torni vint à son secours : « J’aimerais à voir la lettre autographe, dit-il. » Alphonse la lui ayant présentée, il se déclara satisfait, et dès ce moment, sans rendre toutes ses bonnes grâces à celui qu’il avait tant aimé, il cessa de l’accuser et de le blâmer. Malheureusement il n’en fut pas de même de Gizzio ni des membres de la Propagande, qui vouèrent à leur collègue un ressentiment implacable. Le jugement de Fiorillo, que tous réclamaient comme le jugement de Dieu lui-mème, ne signifia plus rien dès qu'ils le virent contraire à leur propre jugement.

D’autres récriminations, plussensiblespeut-êtreau cœur d’Alphonse parce qu’elles semblaient plus légitimes, vinrent s’ajouter aux accusations qui le poursuivaient depuis six mois. Le 25 juillet, Mathieu Ripa revenait de Rome, où depuis plusieurs mois il négociait l’approbation de son œuvre. Il était heureux de revoir sa chère famille, pauvre encore en sujets, mais riche déjà des bénédictions du pape, quand la nouvelle du dessein formé par Alphonse vint subitement changer sa joie en tristesse. Sans être incorporé à la congrégation des « Chinois », ce dernier n’en était pas moins, en desservant l'église, l’un des plus fermes soutiens. De plus, Mandarini, l’un des sujets les plus distingués de Ripa, lui manifesta sa résolution bien arrê ée d’entrer dans le futur institut. La perte de ces deux hommes précieux jeta le vénérable fondateur dans un abattement profond. C’était selon lui, la ruine de sa société naissante : aussi n'épargnat-il aucun effort, c’est lui-même qui le raconte, pour détourner Alphonse de son projet. « Je lui démontrai par un grand nombre d’arguments, dit-il, qu’il ne devait pas laisser le bien certain qu'il faisait à notre église et à notre congrégation pour le bien très incertain qu’il espérait faire dans un institut non encore existant. Je lui mis devant les yeux le dommage qu’il nous causerait, surtout s’il nous enlevait encore notre Mandarini. Je lui déclarai en outre que son dessein me paraissait peu raisonnable, car s’il voulait s’adonner à la prédication ou à l’instruction de la jeunesse, il trouvait excellemment chez nous les moyens de remplir ce double ministère puisque notre société a pour but de prêcher l’Évangile jusqu’aux extrémités du monde et d’ouvrir des écoles pour les

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païens eux-mêmes. Mais tous ces raisonnements ne purent le fléchir.

Il se contentait de me répondre : « Je suis absolument sûr de ma vocation. »

En désespoir de cause, Ripa eut recours à Falcoia, son ami intime, et le père de son âme. Dans une lettre éloquente, après avoir développé les raisons ci-dessus exposées, il adjure Tévèque de Castellamare de ne pas détruire son œuvre en lui enlevant ses plus solides appuis. Falcoia lui rappela dans sa réponse une vérité que tout le monde semblait oublier, à savoir que les directeurs de conscience ne sont pas les maîtres des vocations. « Vous savez parfaitement, dit-il, qu’il n’appartient pas à un directeur de distribuer les vocations à ses disciples selon son bon plaisir. C’est là le rôle delà Providence, qui d’abord a préparé dans le paradis des places pour y recevoir les statues taillées sur cette terre , puis disposé des ateliers, qui se multiplient tous les jours, où se polissent et se perfectionnent ces statues vivantes destinées à la gloire éternelle. Afin que cet immense travail de sculpture n’incombe pas aux mêmes ouvriers, Dieu a créé différents ateliers, qu’il approvisionne selon sa sainte volonté. Or le père spirituel n’a d’autre fonction que de sanctionner les choix que Dieu lui-même a faits. L’âme ne s’égare pas en lui obéissant.

« Vous me dites qu’un directeur peut se tromper. — Je réponds que Dieu, fidèle à ses promesses, ne refuse jamais d’éclairer ceux qu’il a placés en ce monde pour être la lumière des âmes : autrement comment pourrait-on connaître d’une manière sûre la volonté divine? En suivant cette règle, don Alphonse ne saurait s’égarer.

« Vous me condamnez comme si je voulais renverser votre congrégation. — Mais vraiment qu’avez- vous à craindre? Le bras de Dieu est-il raccourci, ou ne peut-il soutenir votre maison tout en en bâtissant une autre? Laissons faire le bon Dieu : l’œuvre qu’il commence aujourd’hui ne détruit pas, mais consolide plutôt celle qu’il a faite hier.

<« Le nouvel institut, dites-vous, ne tiendra pas. — S’il vient de Dieu, il tiendra malgré les tempêtes. S’il ne vient pas de Dieu, il tombera, et alors quel dommage vous causera-t-il?

« Vous nous enlevez des sujets précieux! — Je voudrais, mon • cher père, que nous missions un peu plus notre confiance en Dieu et un peu moins dans les hommes. La congrégation des Pieux- Ouvriers, à peine fondée, perdit quatre de ses plus excellents sujets, qui la quittèrent pour fonder quatre autres congrégations. Le vénérable père Caraffa ne s’en troubla point, et bien lui en prit car

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Dieu lui envoya de nouveaux ouvriers pour remplacer les premiers. Je vous en supplie donc, mon cher père, ne vous laissez pas tromper par le démon, qui veut se servir de vous pour faire obstacle à notre sainte entreprise. En vous prêtant à cette manœuvre, vous vous ménageriez de cruelles angoisses dans cette vie et dans l’autre. »

Cette lettre si raisonnable et si chrétienne ne modifia nullement l’opinion de Ripa. N’espérant plus empêcher la fondation projetée, il somma Mandarini d’opter sur le champ entre le couvent des « Chinois » et le futur institut. Celui-ci persistant dans sa volonté de suivre Alphonse le jour où commencerait son œuvre, Ripa l’exclut de sa congrégation. Mandarini quitta immédiatement le couvent; Alphonse continua quelque temps encore d’y habiter, mais l’intimité qui de ces trois amis, Alphonse, Ripa, Falcoia, avait fait un seul cœur et une seule âme, fut à jamais brisée.

Quelle tristesse pour notre saint de se voir ainsi comme rejeté par ceux qu’il aimait le plus sur la terre ! et cependant ce n’était là que le commencement de ses douleurs. En voyant l’oppositiop grandir de plus en plus, ses deux conseillers intimes, Pagano et Fiorillo, craignirent, s’ils favorisaient ostensiblement son œuvre, de déchaîner contre eux les colères des adversaires. La congrégation de la Propagande et celle des « Chinois » pourraient entraîner l’archevêque de Naples à épouser leur querelle, ce qui nécessairement leur attirerait des disgrâces et paralyserait leur ministère. Ils engagèrent donc fortement Alphonse à prendre l'évêque de Castellamare pour directeur de sa conscience. « Au reste, disaient-ils tous deux, n’est-il pas logique de croire que la Providence, en inspirant à Falcoia la première idée de l’institut, l’ait choisi en même temps pour diriger celui qui doit en être le fondateur? » Sans méconnaître la valeur de cette raison, Alphonse ne pouvait se décider à quitter le père Pagano, l’ange gardien de son enfance, le soutien de sa jeunesse, son guide fidèle à travers les sentiers difficiles qu’il avait déjà traversés. Avec son extrême délicatesse de conscience, il lui fallait ce conseiller ferme et prudent pour l’éclairer et le fortifier dans les terribles épreuves auxquelles Dieu le soumettait. Il lui semblait que, privé du père Pagano, il deviendrait semblable à l’aveugle qui perd le bâton sur lequel il appuie ses pas. Aussi, bien que son directeur revint de temps en temps sur la nécessité du changement en question, toujours Alphonse reculait. Et le père spirituel, également désolé de devoir abandonner ce fils chéri, remettait à plus tard la douloureuse exécution.

Avant de prendre une décision définitive sur une affaire qu’il

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considérait à bon droit comme très grave, Alphonse voulut consulter sa bonne mère Marie par une neuvaine de prières qui se terminerait le jour de l’Assomption. Et comme il professait une dévotion particulière pour Notre-Dame de la Merci, depuis que, neuf ans auparavant, il avait suspendu son épée à l’autel de la Madone, c’est devant cet autel qu’il vint prier tous les jours de la neuvaine. La sainte Vierge prêta l’oreille aux ferventes supplications de son serviteur. Le jour même de l’Assomption, pendant qu’il la conjurait de lui faire connaître la volonté de Dieu, son esprit fut tout à coup inondé d’une vive lumière, et il comprit qu’il devait prendre l’évêque de Castellamare pour directeur de sa conscience, ainsi que l’avait affirmé Pagano. Immédiatement il pria l’évêque de l’accepter comme son fils spirituel, en lui promettant une obéissance absolue. Bientôt même il s’engagea par vœu à ne jamais lui désobéir, toutes les fois que sa volonté serait exprimée par un ordre formel. Ce vœu providentiel lui mettait en main larme défensive sans laquelle, comme nous le verrons bientôt, son institut n’eût jamais existé.

Falcoia répondit avec l’affection d’un père au jeune prêtre que depuis deux ans déjà il appelait son fils. Il le bénit de tout son cœur et lui parla des préparatifs que l’on faisait à Scala pour'le recevoir, lui et ses compagnons. Scala, disait-il, devait être le berceau de la congrégation , parce que le Seigneur avait daigné manifester en cet endroit sa volonté relativement à cette œuvre. Du reste, Dieu se plaisait à opérer des prodiges dans cette ville. En preuve Falcoia lui racontait que le 11 septembre, le saint Sacrement étant exposé dans la chapelle des religieuses, celles-ci, ainsi que l’aumônier, aperçurent dans l’hostie une croix qui, de noire qu’elle était d’abord, devint rouge comme du sang puis blanche comme la neige. On vit ensuite se dessiner dans la même hostie une belle image de Jésus crucifié, puis les instruments de la passion, et enfin des rocs montagneux au bas de la croix. A ce spectacle merveilleux, les sœurs, vivement impressionnées, éclatèrent en sanglots. Quelques-unes, terrifiées, s’enfuirent de l’église. Toutes enfin se mirent à remercier la divine Majesté, qui voulait sans doute signer de sa main l’approbation de l’institut, et préparer ceux qui en feraient partie à recevoir les croix dont on ne manque jamais à l'école du Christ. Là-dessus le vieil évêque engageait son nouveau pénitent à souffrir patiemment les avanies dont il était l’objet, pleinement résigné à la volonté du Dieu qui prend soin de tout et de tous.

Aprèscette lettre, Alphonse n’attendait plus que le signal du départ,

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quand le chanoine Torni, sans doute afin de le tenter de nouveau par l'appât du bien qu’il pourrait faire à Naples, s’entendit avec l’archevêque pour lui confier la retraite ecclésiastique. Comme toujours, sa piété, sa vertu, sa prudence, lui gagnèrent tous les cœurs.

« C’est visiblement un vase d’élection, dit à cette occasion le cardinal Pignatelli : l’Esprit-Saint parle par sa bouche. » Cette retraite produisit une vraie réforme dans le clergé de Naples, Torni l’envoya ensuite prêcher la mission dans la grande église du Saint- Esprit. Il y donna les sermons du soir, quelquefois même les méditations du matin, au milieu d’un flot d’auditeurs qui, après avoir assiégé la chaire, encombraient les confessionnaux. C’est pendant cette mission qu 'Alphonse eut à surmonter, de toutes les tentations de cette époque, peut-être la plus terrible.

L’église du Saint-Esprit étant assez distante du couvent des « Chinois, » le prédicateur logea pendant la mission dans le palais de son père. On se rappelle qu’après avoir vivement combattu la vocation de son fils, don Joseph avait fini par se repentir d'avoir si longtemps contrarié les desseins de Dieu; mais il n’avait jamais pensé que son Alphonse, déjà éloigné de sa famille, s'éloignerait aussi de la ville de Naples. L’idée de cette cruelle séparation lui brisait le cœur. Une après-midi, le missionnaire, brisé de fatigue, s’était retiré dans sa chambre pour y prendre un peu de repos. Don Joseph vint l’y trouver, les yeux pleins de larmes. Il le prit dans ses bras et s’écria en sanglotant : « Mon fils, mon fils, pourquoi voulez-vous m’abandonner? Qu’ai-je donc fait, pour que vous me causiez un si grand chagrin, et devais-je m’attendre à être ainsi traité par vous? » Et le bon vieillard serrait son filscontre son cœur, en criant : « Ayez pitié de moi, ne m’abandonnez pas. » Cette étreinte d’un père au désespoir dura trois heures, trois heures d’agonie, pendant lesquelles la grande âme d’Alphonse, sous ce double assaut de la nature et de la grâce, ne put que répéter les paroles de Jésus au Jardin des Olives : « Mon Dieu, que ce calice est amer! cependant que votre volonté soit faite! » Il triompha de la tentation, mais il ressentit en ce moment une telle tristesse qu’il ne pouvait jamais y penser sans frissonner. Aussi ne parla-t-il de catte scène qu’à son confesseur, et encore aux derniers temps de sa vie, pour montrer comment la grâce de Dieu l’avait soutenu dans les plus grands périls.

A partir de ce jour, il ne cessa de soupirer après la délivrance. « Mon père, écrivait-il à Falcoia, donnez-moi vite, oui vite, vite, l’ordre de partir. Satan met tout en œuvre pour empêcher le pas

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décisif. II faut commencer sans délai pour rendre inutile les machines de guerre. Me voici au dernier jour de la mission; je parle ce soir de notre bonne mère Marie. Priez pour moi toujours, et faites vite : il s’agit de la gloire de Jésus et de Marie. »

L’évèque de Castellamare répondit que tout était préparé pour le recevoir. Comme la congrégation devait porter le nom du Saint- Sauveur, il lui paraissait convenable d’en faire l’inauguration le 9 novembre, fête de la basilique romaine placée sous ce vocable. Il le priait donc d’arriver à Scala dans les premiers jours de ce mois avec ses compagnons. Lui-même s’y rendrait pour les bénir et les aider de ses conseils.

Quelques jours après, les Napolitains virent un jeune prêtre, vêtu d’une soutane râpée, monté sur un âne, s’éloigner de la capitale. C’était le descendant des Liguori, l’avocat célèbre d’autrefois, le prédicateur aujourd’hui renommé dans tout le royaume. Cédant aux appels mystérieux de la grâce, il laissait la fortune et la gloire, ses parents bien-aimés, ses amis de la Propagande, ses enfants spirituels, tout enfin, pour se donner à Dieu et aux âmes abandonnées. Du palais de Naples à la grotte de Scala, la chute était profonde; moins profonde toutefois, se disait l’amant de Jésus, que du ciel à l’étable de Bethléem.

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