‹ Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787, Volume 1Chapitre 25 sur 227 · CHAPITRE Ier · texte numérisé non relu

CHAPITRE Ier

INAUGURATION DE L’INSTITUT

Scala. — Le couvent. — Les sept postulants. — Sportelli. — Vitus Curzius. — La montagne escarpée. — Mazzini. — Mandarini. — J. B. Donato. — Pietro Romano.

— Silvestre Tosquez. — Caractère de ce dernier. — Visite au monastère de Scala.

— Les tribulations de Maric-Céleste. — Nouvelles apparitions de la croix dans l’hostie. — Le 9 novembre 1732.] — Division des esprits. — La pierre d’achoppement.

— Rupture des conférences. — Arrivée de Vitus Curzius. — Mortifications d’Alphonse et de ses compagnons. — Le peuple de Scala.

La petite ville de Scala s’élève sur le versant d’une montagne d’où elle domine les bourgs et les villages disséminés sur la côte pittoresque d’Amalfi. Rien de plus gracieux que ce nid d’aigle, d’où l’on aperçoit par delà les plus beaux paysages, les flots de la grande mer, les barques des pécheurs d’Atrani et de Minori , et cet horizon mystérieux qui s’étend comme un vaste rideau cachant un autre monde. Sur ces sommets, loin des foules bruyantes, l’âme se sent pour ainsi dire plus près de Dieu. C’est vers ces monts solitaires que, le 5 novembre 1732, Alphonse de Liguori dirigeait ses pas.

Depuis plusieurs années, il s’était attaché à cette ville de Scala, qui lui rappelait tant de doux souvenirs. On l’y aimait aussi, car les habitants n’avaient pas oublié ses fortes et touchantes prédications. Ils l’accueillaient comme un ange envoyé du ciel pour les doter d’une famille de vaillants missionnaires, émules par leur sainteté de ces religieuses du Saint-Sauveur dont ils admiraient chaque jour les sublimes vertus. Son vénérable ami, l’évêque Guerriero, n’était plus là pour lui souhaiter la bienvenue, mais son successeur, M*1 Santoro, prélat d’un grand cœur et d’une haute piété, le reçut à bras ouverts, promettant de l’aider de tout son pouvoir dans l’œuvre qu’il voulait fonder.

L’hospice des religieuses devait servir de couvent provisoire aux

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membres du nouvel institut. C’était une maisonnette étroite et incommode, composée d’un modeste oratoire, de trois chambres et d’une salle commune. Quelques mauvaises chaises, de pauvres paillasses pour la nuit, quelques vases de terre à l’usage de la cuisine et de la table, en formaient tout le mobilier. Notre saint éprouva des transports de joie en entrant dans cette masure, dont l’exiguïté, les murs froids et nus, et jusqu’aux ustensiles de ménage, rappelaient à s’y méprendre la maison de Nazareth. Quel bonheur de se voir enfin dans cette solitude après laquelle il aspirait depuis si longtemps, au milieu des généreux compagnons qui n’avaient pas reculé devant les hasards et les labeurs d’une fondation naissante!

Des sept postulants recrutés pendant ces six derniers mois, César Sportelli, Vitus Curzius, Jean Mazzini, Pietro Romano, J. B. Donato, Vincent Mandarini, Silvestre Tosquez,les cinq derniers seulement se trouvaient réunis à Scala. Avant d’aller plus loin et pour comprendre les événements qui vont suivre, il est nécessaire de faire combattre au lecteur ces premiers compagnons de notre saint.

Gentilhomme, avocat distingué, procureur du marquis de Vasto, César Sportelli savait allier les travaux exigés par ses différentes fonctions aux exercices de la piété chrétienne. Dès l’adolescence, il s’était mis, comme sa sainte mère, sous la direction du père Falcoia, qui lui prophétisa sa future vocation. Un jour qu’il racontait à la mère la vision des bords du Tibre : « Cet enfant, dit-il en lui montrant son fils, sera du nombre des heureux missionnaires que Dieu m’a montrés. » César grandit avec ce souvenir. Aussi quand il fut question de la nouvelle milice, bien qu’âgé de trente ans, déclara-t-il que, pour s’y enrôler, il n’hésiterait pas à sacrifier la gloire et la fortune.

Son ami, Vitus Curzius, secrétaire du marquis de Vasto, ne lui ressemblait guère. Orgueilleux et arrogant, ce jeune gentilhomme avait oublié les leçons puisées au sein de sa noble et pieuse famille. Il n’avait, disait-il, d’autre instrument de dévotion que son pistolet et son épée, et il en faisait un fréquent usage, car il ne comptait plus le nombre de ses duels. Les exemples de Sportelli et de sa vertueuse mère le firent rentrer en lui-mème. Ardent pour le bien comme pour le mal, il fit, aussitôt après sa conversion, de très rapides progrès dans la vertu. Un songe dont il raconta immédiatement à Sportelli les mystérieux détails détermina sa vocation : « Je me voyais, dit-il, au pied d’une montagne très haute et très escarpée, dont un grand nombre de prêtres s’efforçaient d’atteindre le sommet. Je voulus les imiter, mais à peine avais-je fait un pas que le pied me manquait.

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et je roulais en arrière. Plusieurs fois je recommençai ces tentatives; mais, à mon extrême déplaisir, je glissais et retombais toitjours, jusqu’à ce qu’enfin, l’un de ces prêtres, touché de compassion, me prit par la main et m’aidât à gravir la montagne. » Les deux amis plaisantèrent sur le songe et la maladresse du songeur, lorsque, dans le courant de la journée, passant ensemble près du collège des « Chinois », ils rencontrèrent Alphonse, queVitus ne connaissait aucunement. A peine l'eùt-il aperçu que, se retournant stupéfait vers Sportelli : « César, dit-il, voilà le prêtre qui m’a tendu la main la nuitdernière pour m’aider à gravir la montagne. » Son compagnon lui apprit que ce prêtre s’appelait Alphonse de Liguori, et qu’il avait l’intention de fonder un nouvel ordre de missionnaires, « dans lequel, ajouta-t-il, je suis résolu d’entrer ». Ce fut un coup de la grâce pour Vitus; il comprit, d’après le songe qui l’avait tourmenté, qu’Alphonse était l’homme choisi par Dieu pour l’aider à gravir la montagne sainte, et il résolut aussitôt de se mettre à sa suite en qualité de frère servant.

Excepté ces deux laïques, retenus encore à Naples par leurs emplois, les quatre autres postulants, tous prêtres, se trouvaient à Scala pour inaugurer la fondation. Le premier, Mazzini, n’était âgé que de vingt-six ans, mais la maturité du caractère et la sainteté de la vie avait devancé chez lui le nombre des années. Nous savons déjà comment il fit connaissance d’Alphonse au pied des autels, et comment, pour l’encourager à fonder l’institut nouveau, il lui promit d’être son premier compagnon. » Il eût sur-le-champ tenu sa promesse, mais son directeur le retintquatre ans encore avant de lui permettre de rejoindre le saint fondateur, ce qui exerça singulièrement la patience des deux amis.

Plusheureux, Mandarini, exilé par Ripa du collègedes « Chinois », se trouvait absolument libre de suivre la vocation à laquelle il se croyait appelé. Aussi distingué par sa naissance que par ses talents, docteur en droit et en théologie, plein de zèle et de piété, Mandarini promettait de devenir en peu de temps un missionnaire accompli.

Ce fut par son entremise qu’un de ses compatriotes des Calabres, Jean-Baptiste Donato, entendit parler des projets d’Alphonse. Déjà membre d’une société destinée à propager la dévotion au saint Sacrement, ce prêtre savant et zélé manifesta le plus vif désir d’entrer dans le nouvel institut. On aurait pu se demander si cet empressement à passer d’une société dans une autre ne dénotait pas une certaine versatilité de caractère, mais les explications de Donato

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parurent si naturelles et ses intentions si droites que sa demande fut acceptée.

A ces trois ecclésiastiques encore jeunes s’était joint un chanoine de Scala, don Pietro Romano, depuis longtemps déjà confesseur des religieuses du Saint-Sauveur. Bon théologien, excellent prédicateur, il avait bien vite apprécié les vertus d’Alphonse et conçu le désir d’entrer dans un ordre dont il connaissait mieux que personne les mystérieuses origines.

Parmi ces postulants s’en trouvait un cinquième, sur lequel nous devons nous étendre davantage. Silvestre Tosquez était un gentilhomme de grand avenir, dont le frère occupait un poste important à la cour de Vienne. Intendant général des douanes à l’âge de trente ans, avocat éloquent, Tosquez pouvait aspirer aux premières charges de l’État, dont il était du reste digne par ses talents comme par sa conduite; mais il avait d’autres visées et de plus nobles ambitions. Son bonheur était de passer en oraison tout le temps qu’il pouvait dérober à ses divers emplois. Il étudiait la mystique avec plus d’ardeur que la jurisprudence, il parlait des chosesdivines avec la compétence d’un contemplatif. Son imagination ardente et son cœur de feu l’entraînaient vers ces voies extraordinaires par lesquelles Dieu conduit au sommet de la perfection certaines âmes privilégiées. D’une volonté forte et tenace, il était bien déterminé à quitter le monde pour embrasser la vie religieuse et s’élancer, lui aussi, sur les hauteurs; mais parmi les ordres existants aucun ne répondait à l’idéal de ses rêves.

Or six mois avant l’époque où nous sommes arrivés, se trouvant un jour avec Mandarini, son confident, il lui raconta que, pendant un séjour à la cour de Vienne, Dieu lui avait fait voir en songe un institut dont les membres, vrais imitateurs de Jésus-Christ, vêtus du même habit que lui, prêchaient comme lui l’Évangile aux pauvres. « Chose curieuse! ajouta-t-il, ces mêmes ouvriers du Christ que j’ai vus des yeux de l’àme il y a huit ans, m’ont été représentés de nouveau pendant la neuvaine de la Pentecôte, au moment où je suppliais Notre-Seigneur de me faire connaître ma vocation. Quand surgira ce nouvel institut, j’y entrerai sans délai et de grand cœur. »

Vivement impressionné par cette communication, Mandarini lui apprit l’intention d’Alphonse de fonder une société d’ouvriers évangéliques, destinée précisément à imiter Jésus-Christet à prêcher aux pauvres. « J’ai promis de faire partie de cette société, ajouta Mandarini : pourquoi ne seriez-vous pas des nôtres? » L’enthousiaste Tosquez, au comble de la joie, accepta d’emblée cette proposition,

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et quelques jours après, sur l’avis d’Alphonse, il se rendit à Castellamare pour s’entretenir de sa vocation avec Mgr Falcoia.

Un caractère de cette trempe convenait bien peu à un institut spécialement dévoué à l’évangélisation des pauvres âmes abandonnées, mais l’évêque ne put, dans une courte entrevue, pénétrer à fond le séduisant personnage. Enchanté tant de sa personne que de ses dispositions à la vie religieuse, il vit dans ce favori de la cour un protecteur envoyé providentiellement à la congrégation naissante pour la soutenir au besoin contre les attaques des méchants et les tracasseries des hommes d’État. Il n’hésita pas à lui permettre de visiter le couvent de Scala et de s’entretenir avec les religieuses, spécialement avec la sœur Marie-Céleste, afin d’étudier l’œuvre de Dieu et de s’initier à la sainte vie qu’il devait mener bientôt. C’était une imprudence, dont le saint vieillard ne tarda pas à se repentir.

Le couvent de Scala parut à Tosquez un véritable paradis. 11 fut si ravi de ses entretiens spirituels avec les sœurs, surtout avec celles que Dieu favorisait de ses intimes communications, qu’il passa plusieurs jours au monastère, et ne se contenta pas de cette première visite. Ses relations devinrent d’autant plus faciles que l’évèque Santoro l’accueillait comme un ami, car il connaissait de longue date ses éminentes qualités et sa vie irréprochable. Le digne prélat accorda même à ses instances une grâce que les religieuses brûlaient d’obtenir, c’est-à-dire l’approbation authentique de la nouvelle règle, que son prédécesseur, mort presque subitement, avait négligé de libeller par écrit. Naturellement la grande piété, les doctrines mystiques, l’éloquence entraînante de Tosquez, son entier dévouement à leur œuvre charmèrent les religieuses. Elles n’avaient pas assez d’éloges pour ce laïque qui leur prêchait la perfection comme un docteur de l’Église. « C’est une recrue providentielle que Dieu vous envoie , écrivait la sœur Marie-Céleste à don Alphonse : Tosquez sera votre conseiller. Quand Dieu comble un homme de tous les dons de la nature et de la grâce, c’est qu’il veut faire de lui non seulement un saint, mais un guide dans les voies de la sainteté. » Plus calme, la scdur Marie-Colombe, tout en préconisant les vertus de Tosquez, le croyait trop attaché à son propre jugement; « mais, ajoutait-elle naïvement, aucun homme n’est parfait sur cette terre. » Alphonse rendait justice à Tosquez; toutefois il comprit que son influence pouvait être nuisible aux religieuses et surtout à Marie- Céleste, dont il connaissait les secrètes tribulations.

Depuis un certain temps cette sœur souffrait intérieurement de voir l’évêque de Castellamare interpréter à sa façon la règle que Dieu

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avait révélée. Si Dieu a vraiment inspiré cette règle, disait-elle, comme Alphonse et Falcoia le reconnaissent, il ne doit pas être permis d’en altérer substantiellement les dispositions. Quand elle se plaignait à Falcoia d’innovations qui lui paraissaient compromettre l’œuvre de Dieu, il lui répondait avec sévérité que l’Église est juge des révélations particulières, etqu’aprèstout ses révélations n’étaient peut-être que des illusions, ce qui mettait à la torture la conscience de la pauvre sœur. Elle eut le tort de raconter à Tosquez ses tentations au sujet de son directeur. Au lieu de l’exhorter à la soumission, celui-ci prit parti contre Falcoia et blâma sa manière d’interpréter la règle. De là, division dans le couvent entre les religieuses qui partageaient la manière de voir de Marie-Céleste, et celles qui trouvaient mauvais tout avis contraire à celui de Falcoia.

Alphonse ressentit une peine très vive de cette ingérence de Tosquez dans des questions qui n’étaient nullement de sa compétence. Aussi s’efforça-t-il, et à plusieurs reprises, d’attirer l’attention de Falcoia sur le dommage que l’imprudent gentilhomme causait aux religieuses éblouies de son prestige. L’évêque se rendit, mais trop tard, à ces représentations. Dans une visite qu’il fit à Scala, il parvint à calmer les agitations et à étouffer les controverses. « Soyez tranquille, écrivait-il à son jeune ami, toutes les religieuses, y compris la sœur Marie-Céleste, me sont parfaitement soumises. Tosquez se montre également de bonne volonté. La vie religieuse assouplira ce caractère. » Ces assurances consolèrent Alphonse sans dissiper des craintes hélas! trop fondées.

Tel était l’état des esprits quand Alphonse, le 5 novembre, rejoignit à Scala ses cinq compagnons pour donner naissance au nouvel institut. Les trois jours suivants furent trois jours de prière et de préparation à la cérémonie d’inauguration. Or chacun de ces trois jours, se renouvela, au salut du saint Sacrement célébré dans la chapelle des religieuses, le miracle des apparitions qui avait eu lieu deux mois auparavant. On aperçut dans la sainte hostie d’abord une croix lumineuse dominant un monticule, puis autour de cette croix les instruments de la passion. Ce prodige* eut chaque soir pour témoins, non seulement les religieuses du couvent, mais les deux évêques de Scala et de Castellamare, l’archidiaire et les chanoines de Scala, Alphonse et ses compagnons, et le public qui remplissait l’église. Apparemment Dieu voulait montrer à tous que la congrégation naissante s’élèverait au pied de la croix et que le véritable imitateur de Jésus doit l’accompagner jusqu’au Calvaire. C’est sans doute pour rappeler à ses fils dans la suite des siècles ce

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miracle symbolique, que le saint fondateur a choisi pour armes de sa congrégatien cette même croix du Christ, accompagnée des instruments de la Passion l.

Le dimanche 9 novembre, dédicace de la basilique du Saint-Sauveur, Alphonse et ses compagnons se rendirent à la cathédralede Scala pour l'inauguration solennelle du nouvel institut. L’évêque de Castella mare célébra le saint sacrifice pour attirer sur le petit troupeau les bénédictions divines, puis on chanta le Te Deum d'action de grâces au Dieu qui crée sans cesse de nouveaux ouvriers pour travailler à sa vigne.

Les jours suivants furent consacrés à délibérer sur le but de l’œuvre et sur les règles propres à la constituer. Dans ces conférences, que présidait l'évêque de Castellamare, on admit d'un commun accord que les révélations reçues devaient former la base des règles et constitutions, et que, par conséquent, les exercices de chaque jour seraient calqués sur la règle des religieuses. Ces deux troncs, issus d'une même racine, vivraient aussi de la même vie. Mais, en dehors de ces points fondamentaux, restaient une multitude de détails sur lesquels les révélations se taisaient ou réclamaient une interprétation. Dieu avaitdaigné tracer les principaux linéaments de l’institut, mais il laissait aux hommes le soin d’en organiser le fonctionnement. Tout en cherchant le bien commun et sans nier ce principe, les esprits se divisèrent sur la manière de l’appliquer aux graves questions d’où pouvait sortir la vie ou la mort de la congrégation naissante.

Comment devait s’exercer l’apostolat indiqué dans les révélations? Alphonse croyait qu'il fallait le borner à l’évangélisation des peuples, les missions et les retraites. Tout au plus admettait-il qu'on s'occupât des petites écoles aux lieux mêmes des fondations. Ses compagnons, Mandarini, Tosquez et Donato, voulaient adjoindre à la prédication l'enseignement secondaire, bien qu’il y eût, comme on le leur faisait observer, surabondance d’éducateurs de la jeunesse et pénurie de missionnaires dévoués à l’instruction du peuple.

Tosquez et Mandarini prétendaient imposer aux futurs missionnaires l’habit rouge et le manteau bleu. Pour ressembler à Jésus- Christ, il fallait à leur avis porter le costume attribué par la tradition au Sauveur du monde. Alphonse soutenait avec Falcoia qu’un pareil accoutrement, si contraire aux usages du pays, exciterait l’étonnement des populations et les railleries du clergé. Sans tran-

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