Autobiographie de la sœur
2. Cette congrégation, composée de trois ou quatre maisons, fut approuvée en 1844 par Grégoire XVI. Réduite bientôt à la seule maison de Teano, elle s'éteignit en 1860 au souffle de la Révolution.
LE SCHISME
refleurirent là où régnaient le relâchement et le désordre. Apres avoir employé six ans à cette œuvre, sur les instances des notables de Foggia, elle fonda dans cette ville le monastère du Saint-Sauveur. Là eocore, durant dix-sept ans, elle fut, par son héroïque conduite, l'édification de ses sœurs ainsi que des jeunes filles confiées à ses soins. Toute la ville l'avait en telle vénération qu'on ne l'appelait jamais que la « sainte prieure ». Alphonse vint la voir pendant une mission qu’il fit à Foggia, et put se consoler avec elle des douleurs passées. Dans ses courses à travers la Pouille, le frère Gérard, aujourd’hui sur les autels, aimait à conférer des choses divines avec la vénérable sœur. Or le 14. septembre 1755, après une vie pleine de mérites, Marie-Céleste se préparait à paraître devant Dieu. « Lisez-moi la passion du Sauveur, » dit-elle aux religieuses qui l'entouraient. Et quand on prononça le Gonsummatum est , elle rendit le dernier soupir. A ce moment-là même, le bienheureux Gérard, malade lui-même à Caposele, bien loin de Foggia, dit au frère Stefano, qui le soignait : « La mère Marie-Céleste va recevoir aujourd’hui la récompense de son grand amour pour Jésus et Marie : je viens de voir son âme s'envoler au ciel. » Dieu lui-même se chargea de confirmer ces paroles de son serviteur. Le corps de la sainte religieuse s’est conservé intact jusqu'à ce jour. Des miracles nombreux opérés à son tombeau ont répandu partout sa réputation de sainteté. L’évêque de Foggia terminait naguère le procès d’information pour la béatification, et l’on peut fespérer qu’un jour Dieu glorifiera sa servante devant le monde entier.
Après cette digression sur les jugements de Dieu, si différents des nôtres, retournons, cher lecteur, auprès d’Alphonse que nous avons laissé seul, abandonné de tous, dans son réduit de Scala.