‹ Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787, Volume 1Chapitre 46 sur 227 · Lettre du 6 avril · texte numérisé non relu

Lettre du 6 avril

LE PROBLÈME DU RECRUTEMENT

lard la renouvelle chaque fois que la fondation menace ruine. Le 31 juillet 1733, après le départ de Mandarini et de ses compagnons, quand tout semblait désespéré, Falcoia écrit à Alphonse : « Le démon veut nous troubler, mais vive Dieu ! les fureurs de l’enfer et ses attentats n’auront d’autre effet que de vous enraciner plus solidement dans l’amour de la souffrance et la confiance la plus absolue. Or sur ces deux bases s’assoiera cet édifice qui doit monter jusqu’au ciel. Heureux les membres de l’institut ! Ils sont destinés à traîner, par le chemin des douleurs , le char de la gloire de Dieu à travers le monde entier1. » Deux ans après, le 25 juillet 1735, quand lesTorni, les Viva, et autres personnages, pronostiquaient la fin prochaine de la congrégation, Falcoia annonçait de nouveau, nous l’avons vu dans ce chapitre, qu’au contraire ses membres porteraient le nom de Jésus aux peuples 9 aux nations, aux royaumes. Enfin, le 6 avril 1736, après la dissolution du noviciat, alors que l’avenir parait plus sombre que jamais, Falcoia prédit pour la troisième fois que les membres de Y institut doivent porter le saint nom de Jésus et V étendard béni de la croix , sinon à toutes , du moins à diverses nations du globe2.

Comment Falcoia pouvait-il concevoir qu’à Naples, le royaume fermé par excellence, un institut national dépasserait les frontières ? Comment a-t-il pu prédire que cet institut, alors au berceau, à peine viable, se répandrait dans le monde entier? Comment a-t-il osé renouveler trois fois cette prédiction, et dans les trois circonstances où la mort planait sur ce berceau? Évidemment Dieu, en révélant à son serviteur sur les bords du Tibre la future existence de l’institut, l’avait aussi éclairé sur ses destinées.

1. A porta re il carro délia dirina gloria per tutlo il mondo.

2. Do t rem o portare il santissimo nome di Jesu e l'insegna sagrosanta délia sua croce • fane, se non a tntle le nazioni.

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