‹ Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787, Volume 2Chapitre 114 sur 222 · Lettre au chanoine Simioli, 15 juillet · texte numérisé non relu

Lettre au chanoine Simioli, 15 juillet

RECLUS ET APOTRE

bien-aimé, il décrit cette patrie où les saints arrivent, conduits par la main de Dieu, pour le glorifier éternellement, mais la patrie qu’il dépeint n’est plus cachée sous les emblèmes mystérieux de la sainte Jérusalem : c'est le ciel de la charité, telle que la théologie catholique nous le révèle.

Jean écrivait aux sept Églises d’Asie pour ranimer leur foi et les exciter au combat. Alphonse vint aussi réveiller le monde endormi et perverti : « 0 Sauveur Jésus, s’écrie-t-il avant de finir son livre, vous avez versé votre sang pour le salut des âmes; venez donc au secours de votre troupeau. La foi que vous avez implantée dans votre Église au prix de tant de sueurs, est méprisée par beaucoup de ceux-là même qui la professent. Ils vivent comme s’ils ne croyaient pas et comme s’ils ne* devaient pas comparaître à votre tribunal pour rendre compte de leur vie entière ; ils vivent comme s’il n’y avait ni paradis, ni enfer, ni éternité. 0 Dieu d’infinie puissance et d’infinie miséricorde, vous pouvez tirer le bien du mal : levez-vous donc et triomphez de vos ennemis, non pas en les écrasant mais en domptant les volontés rebelles. Pour notre salut vous avez condamné votre Fils à mourir sur la croix : ayez pitié de nous, et sauvez-nous! »

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