‹ Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787, Volume 2Chapitre 115 sur 222 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LE PROCÈS SARNELLI

Suite du procès. — Le tribunal des Abus. — Situation critique. — La reine Caroline. — Chute de Tanucci. — Le marquis de Sambuca. — Réquisitoire du procureur de Leon contre lünstitut. — Renvoi de la cause à la Chambre royale. — Mémoire justificatif d'Alphonse. — Remise du procès.

En se retrouvant à Pagani, Alphonse dut reprendre le gouvernement de sa congrégation. Pendant les treize années de son épiscopat, on ne s’adressait à lui que pour les causes très graves, mais depuis son retour, les religieux préféraient s’adresser au recteur majeur qu’à son vicaire, de sorte qu’en réalité il ne fit qu’échanger une charge fort pesante contre une autre également très lourde. « J’espérais trouver du soulagement à Nocera, écrivait-il au père Majone; j’y ai trouvé au contraire mille épines qui ne cessent de me tourmenter. A force d’écrire des lettres, j’ai la tète tellement échauffée que je dois la rafraîchir souvent avec un linge mouillé pour prévenir le vertige ou quelque accident plus grave. — Laissez ce travail à un autre! me direz-vous. — Je suivrais ce conseil si je n'étais pas supérieur; mais puisque je le suis, je me ferais scrupule de ne pas communiquer les lumières que Dieu me donne pour la direction des sujets, lumières qu’il donne aux supérieurs et non aux autres. Voilà pourquoi j’écris tant de lettres *. »

11 y était d’autant plus obligé que, par suite des persécutions incessantes, les sujets, comme nous l’avons observé déjà, avaient grandement besoin d’èlre consolés et fortifiés. « Si la grêle, dit avec raison Tannoia, ne déracine pas la vigne, elle la fait beaucoup souffrir et diminue sa fertilité. De môme cette grêle continuelle de

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