‹ Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787, Volume 2Chapitre 126 sur 222 · Lettre du 12 octobre · texte numérisé non relu

Lettre du 12 octobre

2. La famille Molella conserva le droit de patronat, sans jamais inquiéter les pères dans leur possession, car c'était une famille éminemment chrétienne. Ici encore éclate la Providence de Dieu. En 1860, le gouvernement italien transforma en caserne le grand couvent de Frosinone, mais quand il prétendit incamérer, comme ils disent, la chapelle de Notre-Dame des Grâces et l’antique ermitage y attenant, la famille Molella fit valoir ses droits sur cette propriété et débouta les annexionnistes. Les religieux du Très Saint- Rédempteur, expulsés de leur couvent, trouvèrent un refuge sur le sol de l’ermitage et continuèrent à desservir leur église.

LE SOLITAIRE DE NOCERÀ

de maison qui m’ait donné tant de peine que la maison de Frosinone. Dieu veut me mortifier : qu’il soit toujours béni! »

En lisant ces reproches trop mérités, qui forment un douloureux contraste avec les lettres si paternelles et si affectueuses d’Alphonse à Blasucci, on se prend à regretter que le saint fondateur n’ait pas tout sacrifié pour préposer au gouvernement des quatre maisons pontificales l’éminent religieux qui ne faisait avec lui qu’un cœur et qu’une âme, Pierre-Paul Blasucci. François de Paule, il est facile de le prévoir, mécontent et humilié de ne pouvoir agir à sa fantaisie, s’aigrira de plus en plus contre son supérieur, et rongera son frein jusqu’au jour, hélas! très rapproché, où il lui sera donné de le briser.

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