‹ Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787, Volume 2Chapitre 139 sur 222 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

L’ASSEMBLÉE DE PAGANI

Les députés. — Menaces du P. François de Paule. — Appel à la congrégation des évêques et réguliers. — Napolitains et pontificaux. — Dénonciation de Leggio. — Physionomie de l’assemblée. — Députation au grand-aumônier. — Échec des deux députés. — Acceptation conditionnelle du règlement. — Justification des pères napolitains. — Élection de nouveaux supérieurs. — Nécessité n’a pas de loi.

Le 28 mars 1780, Alphonse adressa aux diverses maisons tant du royaume que des États pontificaux l'ordre « d’élire et d'envoyer à Pagani deux députés de chaque communauté, lesquels, réunis en assemblée, auraient à examiner les difficultés relatives au règlement imposé par Sa Majesté en date du 24 janvier de la présente année, ensuite à déterminer les conditions moyennant lesquelles on pourrait l’accepter, et enfin à présenter au roi les déclarations, adjonctions et tempéraments nécessaires non seulement au succès des missions mais encore à la vie intérieure des sujets et au bon gouvernement de la congrégation 1 ». On voit par les termes de cette circulaire que Tunique intention du saint vieillard, en convoquant cette assemblée, était de réformer l’œuvre de Majone de manière à sauver la substance de la règle approuvée par l’Église.

C’était du reste ce qu’il expliquait lui-même quelques jours après au père Cajone : « Veuillez étudier sérieusement, disait-il, les changements introduits dans la règle. Cette règle, examinée par M8* Falcoia, de sainte mémoire, revue par le cardinal Spinelli, et finalement approuvée par Benoît XIV, on l’a défigurée et rendue méconnaissable. Oui donc voudrait lui préférer le présent règlement, qui, du reste, n’est pas l’œuvre du roi mais du père Majone ?

Page 1