‹ Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787, Volume 2Chapitre 177 sur 222 · DE LA BÉATIFICATION A LA CANONISATION · texte numérisé non relu

DE LA BÉATIFICATION A LA CANONISATION

Mort du P. Blasucci. — Le P. Mansione recteur majeur. — Nouvelles fondations en Italie. — La Yalsainte en Suisse. — Le Bischenberg en Alsace. — Célébrité du P. Hofbauer. — Ses nombreux disciples. — Menaces d’exil. — Approbation de l’institut en Autriche. — Mort du bienheureux Clément-Marie. — Le P. Passerat lui succède. — Diffusion de la congrégation en Portugal, en Styrie, au Tyrol, en Suisse. — Attaques contre la Théologie morale. — Réponse du P. Basso. — Bruno Lanteri propage les Œuvres du saint. — M*r de Mazenod et le cardinal Gousset. — Approbation des deux miracles pour la canonisation. — Hyacinthe Amici, défenseur de la cause. — Révolution de 1830. — Les rédemptoristes chassés de Lisbonne et du Bischenberg. — Diffusion de l’institut en Belgique, dans le duché de Modène, et aux États-Unis. — La fête de la canonisation.

La béatiGcation du saint fondateur ouvrit à la congrégation une ère de prospérité inconnue jusqu’à cette époque. Le recteur majeur Blasucci, sur l’initiative du roi Ferdinand, fonda deux nouvelles maisons, l’une à Somma, l’autre à Naples même, où le roi mit à sa disposition le couvent et l’église de Saint-Antoine. Il eut ainsi sous son gouvernement immédiat dix-huit communautés, neuf dans le royaume, trois en Sicile, six dans les États romains. Le digne vieillard mourut en juin 1817, âgé de quatre-vingt-neuf ans, pleuré de tous ses frères. Disciple et ami dévoué du bienheureux, il avait passé toute sa vie au service de la congrégation, et l’avait soutenue pendant les vingt-cinq années de révolution qu’on venait de traverser. Le nom des deux frères Blasucci restera toujours cher aux membres de l’institut. Dominique, après y avoir vécu quelques années comme un ange, y mourut comme un saint; l’Église, nous l’espérons, le placera un jour sur les autels. Le vaillant Pierre-Paul Blasucci vivra dans toutes les mémoires comme le type du religieux dévoué, du zélé missionnaire, du ferme et prudent supérieur.

Le père Mansione, qui lui succéda en 1818, eut la gloire d’enri-

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chir de quatre nouvelles maisons la circonscription napolitaine de Tinstitut. La première fut fondée à Caserta, en 1818, et les autres, en 1820, dans les villes d’Aquila, de Gorigliano, et de Francavilla- Fontana. Religieux exemplaire, Mansione avait beaucoup travaillé à Naples et en Sicile. Recteur de Nocera en 1787, il avait eu le bonheur d administrer le viatique au saint fondateur.

En Suisse, le père Passerat s’ingéniait à réunir ses religieux, dispersés dans les paroisses du diocèse de Fribourg. Il avait jeté les yeux sur une ancienne chartreuse, appelée la Valsainte, solitude sauvage qui lui fut enfin concédée par le gouvernement fribourgeois. 11 y fit son entrée en 1818, après avoir erré sur toutes les routes pendant quinze ans. « 12 mai 1818 ! s’écrie son naïf chroniqueur, jour à jamais mémorable! Depuis de longues années, à travers l’Allemagne, chez les Grisons, dans le Valais, nous avons gémi comme des brebis errantes, erravimus stent oves; nulle part une demeure fixe, nulle part un asile assuré. Enfin le peuple de Fribourg a consenti à nous recevoir; nous avons obtenu une maison religieuse. » La Valsainte est située au milieu des montagnes. Le père Passerat y célébrait tous les dimanches une grand’messe pour ces pauvres montagnards qui ressemblaient assez bien aux chevriers des Apennins, si chers à saint Alphonse. Ses compagnons desservaient les localités environnantes et recevaient pendant la semaine les pénitents qui venaient se confesser au couvent. Une quinzaine de ses religieux se trouvaient encore attachés aux paroisses. Six mois après la prise de possession du monastère, le père Passerat les y convoqua pour une retraite générale, et alors tous ensemble, missionnaires, étudiants, novices, remercièrent le Dieu de bonté qui les réunissait après tant d’épreuves. C’est là qu’ils vécurent aussi pauvres que les anachorètes du désert, mais le cœur rempli comme eux de cette sainte allégresse des enfants de Dieu qui surpasse toutes les joies de ce monde.

Après une année passée à la Valsainte, Dieu donna au père Passerat l’occasion de réaliser un rêve qu’il caressait depuis longtemps : c’était de fonder une maison de rédemptoristes en Alsace. Déjà, pendant son séjour à Varsovie, il s’était entretenu de ce projet avec la duchesse d’Angoulême, la sainte fille de Louis XVI, alors exilée. Maintenant qu’il avait plusieurs sujets à sa disposition, il partit avec deux d’entre eux pour ce pays de ses espérances. La Providence lui ménagea la rencontre d’un chrétien généreux qui s’occupa de lui fournir une maison. Sur une des premières éminences de la chaîne des Vosges, s’élevait un petit couvent que les

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capucins avaient abandonné au moment de la Révolution. On l'appelait dans le pays le couvent de la Montagne épiscopale, Bischenberg, parce que, treize siècles auparavant, Clovis avait donné cette montagne à l'évêque saint Remi. A l’église du couvent pouvaient accéder facilement les villageois des environs. Au commencement de 1820, le père Passerat, devenu propriétaire du Bischenberg, y installa trois de ses religieux , lesquels inaugurèrent leur ministère en France le 2 août, fête de leur bienheureux père. A la tète de cette communauté naissante se trouvait le père Schœllhorn, qui par son zèle et ses vertus mérita le glorieux surnom à' apôtre de l'Alsace.

Pendant que le père Passerat établissait la congrégation en Suisse et s’efforcait de pénétrer en France, le père Hofbauer acquérait à Vienne une immense influence sur toutes les classes de la société. Il comptait parmi ses amis et ses pénitents les hommes les plus distingués de la capitale, dans le clergé comme dans la noblesse, des notabilités de l’empire, telles que l’archiduc Maximilien d’Este, le baron Stift, le comte Penkler, le comte Zichy, le publiciste Adam Muller, les Schlegel, les Schlosser, les Verth, les Pilât, les Ziegler, les Zenghœrle, et surtout Frédéric Werner, Forateurpoète, qu’il appelait « la trompette de Dieu à Vienne ».

Ap rès avoir publié des poésies et des drames qui firent sensation en Allemagne, le protestant Werner s’était fait catholique et prêtre à l’Age de quarante ans. Il vivait retiré à Vienne quand le père Hofbauer commença à y exercer son ministère. Subjugué par la foi vive du serviteur de Dieu, il le prit pour son guide spirituel. « Vous devez utiliser pour le salut du peuple, lui dit le zélé directeur, l’éloquence que Dieu vous a départie. — Père, répondit Werner, après tant de péchés que j’ai commis, je dois pratiquer la pénitence, mais non la prêcher. » Hofbauer triompha des scrupules de l’humble converti, et Werner devint le grand prédicateur de Vienne, « un second saint Jean au désert, » dit son biographe. Mais il resta toujours le pieux disciple de Clément-Marie. « Je ne suis pas digne, dit-il un jour en chaire, de dénouer les cordons de ses souliers. » Quand une personne avancée dans la piété se présentait à son confessionnal, il l’envoyait au saint religieux. « Il est le maître, disait-il, et moi, je ne suis que son disciple. » Il fit un jour du bienheureux cet éloge singulier : « Parmi les vivants, je ne connais que trois personnages énergiques : Napoléon, Goethe, et Hofbauer. » Werner quitta ce monde quelques années après Clément-Marie. Un jour il dit à ses auditeurs : « J’ai la certitude que

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je mourrai bientôt : je le sais parce que le père Hofbauer, mon ami et mon guide, vient de me l’apprendre. Au moment où je terminais ma prière du soir, ma chambre se remplit tout à coup d’une clarté qui surpassait l’éclat du soleil, et mon maître apparut à mes yeux. Il avait à la main un lys, une palme, et un rameau d’olivier. « Frédéric, me dit-il, tu seras bientôt auprès de moi. » Cette apparition n’est pas un effet de mon imagination : il est aussi certain que j’ai vu le père Hofbauer qu’il est certain que je me trouve dans cette église en présence de mon Dieu. Je tiens donc pour assuré que je mourrai sous peu. » Werner ne se trompait pas : quelques semaines après, Dieu l’appelait à lui.

Au moyen de ses puissants amis, Clément-Marie parvint à fonder à l’usage des jeunes nobles un collège vraiment catholique. Ses prédications courageuses 4et franchement romaines ébranlèrent le joséphisme et transformèrent l’opinion. Par des réunions ascétiques tenues chaque soir au presbytère de Sainte-Ursule, il forma tout un noviciat de jeunes gens qui n’attendaient que l’autorisation impériale pour établir à Vienne un couvent de rédemptoristes. De plus, le serviteur de Dieu, à la prière du vicaire apostolique de Valachie, envoya en 1815 quatre de ses religieux pour établir une maison à Bucharest, ville schismatique où se trouvaient grand nombre de catholiques bulgares, absolument abandonnés. Ceux-ci les reçurent comme des sauveurs, mais l’opposition des schismatiques devint si acharnée que les pères, après six années d’incroyables souffrances, furent obligés de quitter cette mission.

Cependant les prédications ultramontaines du père Hofbauer, ses soirées avec les étudiants, ses relations avec ses confrères de Suisse qui venaient lui demander l’hospitalité, éveillèrent l’attention des ministres joséphistes. La police acquit la certitude que ce prêtre remuant appartenait à un ordre religieux, au mépris de la législation existante. Deux commissaires impériaux se présentèrent un matin chez le directeur des Ursulines, s’emparèrent de ses papiers, et lui signifièrent qu’il devait renoncer à son ordre ou quitter sans délai le territoire autrichien. « Renoncer à mon ordre, jamais! s’écria-t-il, je quitterai l’Autriche et me rendrai en Amérique. Seulement, à cause de mon âge avancé, je demande un délai jusqu’après la saison d’hiver. — Signerez-vous cet engagement? — A l'instant même. » Et le serviteur de Dieu s’obligea par écrit à quitter l’Autriche au temps marqué. « C’est bien, dirent les commissaires, nous n’avons plus rien à faire. — Pardon, dit Hofbauer en montrant le ciel, vous avez encore à paraître au jugement de Dieu. »

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Cette iniquité se perpétrait au moment où l’empereur François Ier partait pour l’Italie. L’archevêque de Vienne n’eut que le temps de lui présenter ses doléances : « Sire, dit-il, on va donc exiler le meilleur prêtre de mon diocèse! » L’empereur lui promit qu’on ne ferait rien jusqu’à son retour. Pendant son absence, les ennemis du père Hofbauer vinrent supplier l’archiduc Louis, représentant de la couronne, de faire disparaître le chef des ultramontains. « Vienne a besoin d’un Hofbauer, répondit l’archiduc; il nous faudrait six prêtres comme celui-là pour faire revivre l’esprit religieux dans la capitale. » Quand l’empereur se présenta devant Pic VII, celui-ci, informé par son nonce de la persécution dirigée contre le serviteur de Dieu, félicita Sa Majesté « de posséder dans sa capitale un homme comme le père Hofbauer, un apôtre, un vrai saint, une colonne deJ’Église ». En sortant de l’audience, François 1er dit à son chapelain : « On a maltraité ce bon père Hofbauer, je le regrette vivement; que pourrais-je faire pour lui donner une marque de bienveillance? — Permettez-lui d’introduire sa congrégation en Autriche, répondit le chapelain, il sera plus que satisfait. » Quelque temps après, à la demande de l’empereur, Glément-Marie présenta un rapport sur la règle et les constitutions de l’institut du Très Saint-Kédempteur, et il attendait l’au torisation officielle d’établir une communauté dans le vieux couvent de Maria-Stiegen, devenu sa propriété; mais Dieu le traita comme Moïse : il lui montra la Terre promise, et ne lui donna pas d’y entrer.

Le vénérable vieillard l’avait prévu. « Les affaires de la congrégation, dit-il un jour à ses disciples, ne s’arrangeront qu’après ma mort. Ayez patience : j’aurai à peine rendu le dernier soupir que vous aurez des couvents en abondance. » Le 6 mars 1820, il prêcha pour la dernière fois, et, comme il parlait de la résistance aux inspirations divines, il s’écria dans son humilité : « Oh ! si moi-même j’avais été fidèle en toutes choses à la voix du Seigneur, quelles merveilles il aurait opérées par mon ministère! » Le 15, à la suite d’une fièvre ardente, il reçut les derniers sacrements. Après son action de grâces, il s’endormit quelque temps; puis, se réveillant, il prononça, le sourire sur les lèvres, le premier vers de son cantique favori : « Tout à l’honneur de mon Dieu. » A l’heure de midi, il entendit le tintement de la cloche : « Priez, dit-il..., Angélus Domini . » Les assistants se mirent à genoux pour réciter les trois Ave Maria , et, quand ils se relevèrent, Clément-Marie avait rendu le dernier soupir.

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La mort de celui qu’on appelait « l’apôtre de Vienne » excita un deuil universel. Frédéric Schlegel parle en ces termes de ses funérailles : « Le cercueil était porté par les jeunes gens qui le visitaient d’ordinaire. Jamais je n’ai vu à Vienne un cortège aussi grandiose ni aussi touchant par le recueillement de ceux qui le formaient. Derrière le cercueil marchaient les prêtres, Werner à leur tête. Le visage du défunt était d’une beauté extraordinaire : il semblait transfiguré par l’amour divin. Je suis tellement absorbé par la pensée de ce malheur, qu’il m’est impossible de m’occuper d’autre chose. Nous verrons ce que deviendra la postérité de ce grand homme et nous suivrons avec attention la marche des événements. Un seul sentiment me remplit aujourd’hui : un grand homme a disparu de la terre, et je vois au ciel uu saint de plus. » Pie VII, en apprenant cette mort, fit d’un mot l’éloge funèbre de Clément-Marie : « La religion, dit-il, a perdu en Autriche son principal soutien. » Léon XIII, lui, a fait son panégyrique : il l’a mis sur les autels.

« Nous verrons ce que deviendra la postérité de ce grand homme, » disait Schlegel : c’est précisément ce que va nous apprendre la suite de cet épilogue. Le 30 avril 1820, l'empereur d’Autriche signa le décret d’approbation qui donnait à l’institut liguorien une existence légale dans ses États. Il y avait six semaines que le serviteur de Dieu avait quitté la terre; aussi disait-on de toutes parts en apprenant ce décret : « Voyez comme le père Hofbauer est puissant au ciel ! » Aussitôt ses disciples, au nombre d’une vingtaine, se réunirent, prirent l’habit de la congrégation, et commencèrent leur noviciat sous la direction du père Starck, le fidèle compagnon de Clément-Marie.

11 fallait remplacer le défunt dans sa charge de vicaire général. Le recteur majeur nomma naturellement à ce poste élevé l’homme que tout le monde désignait, le supérieur de la Valsainte, le saint père Passerat, dont Clément-Marie disait à ses disciples : « Ne vous désolez pas d’avoir un maître aussi imparfait que moi. Mon successeur sera le père Passerat, et celui-là, mes enfants, saura vous faire prier. » Forcé d’obéir et d’abandonner les héroïques jeunes gens qui l’avaient suivi partout jusqu’àce jour, le père Passerat leur donna pour supérieur le père Louis Czech, excellent religieux formé à son école, et se rendit à Vienne, où il trouva toute une troupe de novices, impatients de voir l’homme dont leur avait si souvent parlé le père Hofbauer.

« Un soir, raconte l’un d’entre eux, à l’heure où nous faisions

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ensemble notre méditation, nous vîmes entrer à l’improviste un religieux inconnu qui, sans préambule aucun, vint se placer devant nous. C’était notre révérendissime père Passerat. Son arrivée fut pour tous le sujet d’une joie bien vive. Le lendemain il nous fit connaître, dans un entretien familier et affectueux, les circonstances toutes providentielles qui l’amenaient à Vienne. Son aspect vénérable, ses manières pleines de dignité, la sérénité de son front, nous firent une très heureuse impression. Un instant lui suffit pour gagner notre confiance. Quant à moi, je n’eus pas de peine à reconnaître le grand serviteur de Dieu, le grand pénitent, le saint homme dont le père Hofbauer nous disait : « Mes enfants, j’appellerai, pour vous conduire, un grand français venant de la Suisse. Si , avec lui, vous ne devenez pas des saints, jamais vous ne le serez ; car il est saint lui-même, et plaise à Dieu que je parvienne un jour à savoir prier comme lui1 ! »

Le père Hofbauer se calomniait, car il était lui-même un maître dans l’art de prier; cependant on peut dire qu’il était avant tout un homme d’action. Le père Passerat, également homme d’action, était avant tout l’homme de la contemplation. Dieu avait donné à chacun d’eux des qualités en rapport avec le rôle providentiel qu’ils devaient remplir. Missionnaire intrépide, le père Hofbauer, en un temps où les missions étaient prohibées, organisa dans toutes les maisons où il s’arrêta, à Varsovie, à Triberg, à Babenhausen, à Vienne, une mission perpétuelle. « Le diable ne veut pas qu’on prêche des missions en Allemagne, écrivait-il au père Blasucci, mais en pourchassant les missionnaires, il ne fait que multiplier les missions. Il est des endroits où nous n’avons séjourné que quelques mois, et néanmoins il s’y est fait un changement prodigieux. Les fidèles accourent de vingt et trente lieues à la ronde pour faire des confessions générales. En Pologne, en Suisse, en Allemagne, résonnent nos saints cantiques. L’apostolat des religieux qui souffrent et qui prient est un apostolat tout-puissant. » Hofbauer fut pendant trente-cinq ans l’homme de cet apostolat extraordinaire, où le missionnaire était forcé de s’occuper des âmes depuis le matin jusqu’au soir, et de prêcher des missions qui ne finissaient jamais. Le père Passerat arrivait à son heure : l’évangélisation du peuple reprenant son cours normal, il devenait loisible de rétablir l’équilibre voulu par saint Alphonse entre la prière et l’action, entre la vie d’apôtre au dehors et la vie de chartreux au couvent.

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