‹ Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787, Volume 2Chapitre 183 sur 222 · DE LA CANONISATION AU DOCTORAT · texte numérisé non relu

DE LA CANONISATION AU DOCTORAT

Grégoire XVI et la congrégation du Très Saint-Rédempteur. — Les PP. Czech et Neubert. — Les PP. de Held, Dechamps, et Bernard. — Révolution en Suisse. — Révolution de 18-48. — Exil du P. Passerat. — Le P. Smetana. — Pie IX et la congrégation. — La maison généralice à Rome. — Chapitre de 1855. — Le P. Mauron. — État des provinces. — Première expulsion de France. — Notre-Dame du Perpétuel Secours. — Doctorat de saint Alphonse.

Après la canonisation, il ne manquait plus à la glorification de saint Alphonse que d’être inscrit par l’Église au catalogue de ses docteurs, et l’on pouvait prévoir, vu les éloges donnés à sa science par tous les papes depuis Benoit XIV, que ce suprême honneur lui était réservé. Dans la bulle de canonisation, Grégoire XVI avait vanté « les savantes et laborieuses productions sorties de sa plume, au très grand avantage de la religion ». — « Alphonse avait composé, disait-il, un grand nombre d’ouvrages, soit pour défendre la morale, soit pour instruire pleinement le clergé, soit pour confirmer les vérités de la religion catholique, soit pour venger les droits du Saint-Siège, soit pour ranimer la piété dans les âmes chrétiennes. On admire dans toutes ces œuvres, ajoutait le pontife, une force extraordinaire, l’abondance et la variété des connaissances, des preuves éclatantes de zèle sacerdotal, un rare dévoûment pour la religion, et, chose bien plus digne de remarque, de cette multitude d’ouvrages, il n’en est pas un seul que l’on ne puisse lire sans danger de s’égarer, comme il a été reconnu après sérieux examen1. » En faisant des écrits d’Alphonse un pareil éloge, le pape ne le déclarait-il pas digne de figurer

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