‹ Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787, Volume 2Chapitre 26 sur 222 · CHAPITRE VIH · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIH

PROMOTIONS

Les ordinands. — Examen de capacité. — Inquisition sur la conduite. — Inutilité des recommandations. — Deux indignes. — La retraite d’ordination. — Banquet des « prémisses -. — Choix des curés. — Le concours. — Science et vertu. — La résidence. — Promotion aux canonicats. — Solliciteurs évincés. — Un notaire exaspéré. — Charité du saint. — Les idées du P. Caputo.

Après avoir arraché l’ivraie semée par l’homme ennemi, il s’agissait de cultiver le champ du père de famille en préposant aux paroisses des prêtres selon le cœur de Dieu. Alphonse y pourvut par ses promotions aux ordres et aux bénéfices.

On voit par ses Réflexions aux évêques combien le pouvoir de conférer le sacerdoce effrayait son âme. « Quel compte un évêque devra rendre à Dieu, dit-il, touchant le devoir d’écarter de l’autel les indignes et d’y faire monter ceux qui méritent cet honneur! Cette pensée faisait trembler saint François de Sales. Aussi, sans nul égard pour la noblesse ou le talent, n’ordonnait-il que les aspirants dont la vie exemplaire offrait des gages de persévérance dans la vertu. Et il avait raison, car la science sans la vertu ne fait que donner plus de crédit et d’influence aux vicieux. Il arrivait de là que, selon la pratique des saints évêques, il ordonnait peu de prêtres. Les vraies vocations ne sont pas nombreuses, ce qui explique pourquoi l’on ne trouve qu’un petit nombre de prêtres qui travaillent à se sanctifier et à sanctifier les âmes. « L’Église n’a pas besoin de beaucoup de prêtres, disait saint François de Sales, mais seulement de bons prêtres L »

Cette vérité trouvait une application particulière dans le royaume de Naples, où chaque famille avait son candidat au sacerdoce. Sans

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