‹ Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787, Volume 2Chapitre 89 sur 222 · Ibid., lettre du 29 octobre · texte numérisé non relu

Ibid., lettre du 29 octobre

LE CHEVALIER DE LA SAINTE ÉGLISE

grandes lumières sur la personne et les actes de Jésus-Christ. « Je n’ai épargné, écrit-il à Blasucci, ni Berruyer ni ses défenseurs, car vraiment il y a là trop d’erreurs pernicieuses contre la foi. Ce travail pourra déplaire, mais qu’importe? Si mon père selon la chair eût altéré quelque dogme de notre sainte religion, j’aurais combattu mon père. »

Qu’il nous soit permis de dire, comme conclusion de ce chapitre, que l’évèque de Sainte-Agathe, si célébré pour sa Théologie morale, ne l’est pas assez pour sa Théologie dogmatique, ou, si l’on veut, polémique. Des sept volumes qui la contiennent, on peut affirmer ce que le célèbre évêque américain Mullock dit de Y Histoire des Hérésies : « En peu de pages, le saint déploie une somme énorme de connaissances théologiques. Il n’est aucune hérésie qu’on ne puisse réfuter au moyen de cet ouvrage. Et non seulement il nous fournit des armes abondantes contre les hérésies qu’il nous faut combattre tous les jours sur la présence réelle, la justification, l’autorité de l’Église, mais contre celles qui traitent des matières les plus ardues, comme la grâce, le libre arbitre, la procession du Saint-Esprit, le mystère de l’Incarnation. Pélagianisme, calvinisme, jansénisme, y sont dépouillés de leurs subtilités et terrassés. La doctrine de l’Église y est pleinement vengée. Tous ceux qui étudient les sciences sacrées devraient regarder cet ouvrage comme la somme ou le manuel de la Théologie polémique 1. »

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