‹ Saint Ambroise (340-397)Chapitre 18 sur 27 · Ej). XXIV, p. 885. t. I · texte numérisé non relu

Ej). XXIV, p. 885. t. I

MISSIONS DTPLÛMATIOUES. 107

qu'il avait servi et du frère qu'il avait aimé. Puis lui-même souffrait, jiour sa propre dignité, de voir traiter avec un air de supériorité méprisante un pouvoir quil avait cru devoir respecter, même en lui résistant. Ces sentiments furent exprimés avec un ton de sincérité qui dissipa toutes les méfiances. D'ailleurs on n'avait pas le choix, le temps pressait. Le lang-ag-e de Maxime et ses politesses captieuses exigeaient une réponse immédiate. Ambroise qui l'avait tenu en respect dans une première épreuve parut seul en état de la lui porter. Par un changement de front inattendu, mais tout à son honneur, proscrit la veille, on n'hésita pas à lui proposer, il n'hésita pas lui-même à accepter, d'être ambassadeur le lendemain'.

Il fallait pourtant donner à une mesure dont le caractère de l'envové attestait l'importance, un motif plausible qui ne laissât pas voir trop clairement l'inquiétude causée d'avance par un péril dont on n'était pas encore ouvertement menacé. Le but ostensible du départ dAmbroise fut donc d'aller réclamer le corps de Gratien pour lui rendre, au nom de son frère, les honneurs auxquels on n'avait pu songer dans le trouble d'une insurrection victorieuse. Comme Maxime n'était jamais convenu qu'il eùtprispart au meurtre de Gratien, accompli, disaitil, h son insu et sans ses ordres, la réclamation n'avait rien en elle-même qui pût l'offenser directement.

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