I. Avèncuicnt de Tiieodosc, ^79 après J.-C
n. L'ctlit de Gralien faisait cependant exception pour tiois petites sectes sans injportance. On ne connaît pas bien les motifs de cette dérogation à la règle générale.
CONSEILLER LXTLME DE GRATIEX. 35
que exigée par le sentiment public, qui atliilniait très généralement les malheurs de TEmpire à un châtiment de la justice divine, offensée par les constantes infidélités des souverains. Telle était la conviction de Gratien lui-même: aussi à peine revenu à Trêves, où il devait séjourner, sa première pensée fut de s'affermir dans la constance et la sincérité de sa foi. Il avait été frappé de la clarté et de la force des instructions qu'Ambroise lui avait remises, et son désir fut de le faire venir auprès de lui, en lui demandant de les compléter. — « Je souhaite fort, religieux Pontife, lui écrivait-il. de jouir d^ votre présence, vous qui, même absent, avez su occuper mon souvenir et ma pensée. Hatez-vous donc de venir auprès de moi, pour m'enseigner la vraie doctrine : non que je recherche de vaines disputes, et veuille adorer Dieu en paroles plus que par les sentiments de Tàme; mais je veux que mon cœur souvre davantage à la connaissance et à la ré\élation de la divinité \ )>
Quelque pressant que fût cet appel. Ambroise hésita à s y rendre. On n'avait vu que trop d'évéques fréquenter la cour de Constance et de Yalens et en subir la fâcheuse influence ; on v rencontrait aussi les rhéteurs païens qui venaient v apporter leur tribut d'adulations : Ambroise n'éprouvait aucune hâte de se mêler à de telles compagnies. It déclina l'invitation en s'excusant par une réponse