Ep'ist, I, I
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où la déférence pour le prince était mèlcc avec beaucoup d'art au ton d'une affection paternelle pour le fuleU- : — « Si je n'ai pas été au-devant de Votre Clémence, disait-il, relii,neux Empereur, ce n'est pas l'affection qui m'a manqué, c'est la discrétion qui m'a retenu; mais je n'ai pas cessé d'être avec vous par ces vœux et ces prières qui sont la meilleure manière pour un prêtre de vous rendre ce qui vous est dû. Mais que dis-je? à quel moment ai-je été loin de vous? J'ai suivi v^tre marche heure par heure, j'ai été dans les camps avec vous, jour el nuit : ma prière n'a pas cessé de veiller à vos cotés. A défaut d'autre mérite, je vous ai servi au moins par mon affection. C'était d'ailleurs notre salut autant que le vôtre que nous appelions de nos vœux. Ne prenez pas ce5 mois pour une flatterie, vous n'en voudriez, pas, el moi je la rei^arderais comme indii;ne de mon ministère. ^lais celui qui connaît toutes nos pensées, celui que vous confessez et que vous adorez comme moi, sait à quelle profondeur mon cœur est ému pour tout ce qui touche votre foi, votre salut et votre gloire*. » Il allait donc, ajoutait-il, s'iq)pli(iuer à achever les développements qui lui étaient demandés et mettre en lumière la nature divine du Saint-Esprit comme il avait démontré celle du Christ. L'œuvre une (ois terminée, il la porterait lui-même à l'Empereur.