‹ Saint Ambroise et la morale chrétienne au IVe siècleChapitre 16 sur 60 · SAINT AMUROISE TYPE DE L'ÉVÉQUE CHRÉTIEN · texte numérisé non relu

SAINT AMUROISE TYPE DE L'ÉVÉQUE CHRÉTIEN

se rdvèle en eux (1). Mais ces deux puissants lulleurs ont eu lame pleine de tendresse. Ils ont aimé Dieu d'une ardeur inlinie. L'action a pris leurs deux existences; et tous deux cependant ont été des modèles de vie intérieure. Nous venons de le voir pour Ambroise. De même on ne connaît pas Bossuet quand on n'a pas lu ses Méditât ioîis et ses Elcvations. Chez l'un comme chez l'autre enfin, idées, actions, tout procède de la foi et tend au service de Dieu. Avec un complet oubli du moi, ils s'efforcent, sans que leur génie leur permette d'y réussir pleinement, de n'être que des défenseurs impersonnels de la tradition, de la vérité, des évêques enfin. En eux on est donc assuré d'étudier, outre eux-mêmes, quelque chose qui les dépasse et qu'ils ont représenté.

(1) Celte idée est très ingénieusement exprimée, à propos de Cossuet, par M. Lanson, Bossuet, p. 52 et seq.

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