U., LXXXI
Saint Ambroise ne dit pas expressément que hors le clergé il n'y a pas de salut. Mais on pourrait presque le conclure des lettres que nous venons d'analyser, si nous ne nous souvenions qu'il a enseigné ailleurs une morale moins étroite, plus conciliante, plus humaine et plus laïque. Dans ces lettres qu'il écrit, prêtre à des prêtres, il se laisse aller à ses préférences ardentes pour la vie ecclésiastique, et c'est avec une certitude presque orgueilleuse qu'il en attend et en promet le prix.