‹ Saint Ambroise et la morale chrétienne au IVe siècleChapitre 55 sur 60 · W.,LXVI · texte numérisé non relu

W.,LXVI

(3) Id., XLV, 2.

(4) Saint Jérômf, Prœf. in Episl. Paul, ad Galat. : ...me sentirem non Lam (liscipulani habere quani judicem.

(o) Saint .Jkrùme, Ep., LIX, 1.

388 LES CONTEMPORAIiVS DE SAINT AMBROISE.

pour le public autant que pour elle ; car nous savons par saint Jérôme qu'ils discutaient de vive voix, quand ce n'était pas par écrit. C'était entre elle et lui un commerce continu d'idées. Avec elle il s'amuse aux dépens d'adversaires indignes (1), ou argumente plus gravement contre des hérésies comme celles de Montan (2). Il va jusqu'à lui traduire de l'Origène pour mettre certaines controverses mieux à sa portée (3). Elle est la confidente des attaques dont il est l'objet pour oser substituer une version exacte du Nouveau Testament à des traditions fautives (4). Elle fut elle-même un des défenseurs les plus habiles de l'orthodoxie contre les origénistes (5). Elle n'est pas la seule d'ailleurs de ces femmes savantes du iv' siècle, et son émule Paula (6), et d'autres moins connues, Principia (7), Hedibia (8), et Algésia (9), semblent se disputer pieusement les consultations du maître commun. Cette correspondance nous montre un saint Jérôme qui ne nous occupera guère, mais qui eût manqué à l'exactitude historique de l'étude que nous en faisons, un saint Jérôme érudit et batailleur.

Non que l'érudition et la dispute soient le tout même de sa correspondance avec Marcella. Si les travaux communs avaient été entre eux le premier lien, d'autres étaient nés. La direction morale était venue après la direction scientifique. Une seule fois elle refusa de le suivre, c'est lorsqu'il voulut l'emmener en Palestine (10). Mais elle avait été son associée pour une autre

(1) Saint Jérôme, Ep., XL.

(2) W.,XLIetXLII.

(3) id., xxvm.

(4j jd., xxvm.

(5) Id., GXXVII.

(6) hl., XXX et XXXUl.

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