‹ Saint Anselme de CantorbéryChapitre 83 sur 109 · GO · texte numérisé non relu

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che si singulièrement avec sa manière d'écrire et de raisonner, qu’il est étrange qu’on la lui ait jamais attribuée. 11 n’a pas coutume de préférer aux raisons les autorités. Les Pères, dont il parle avec respect, ne jouent aucun rôle dans ses ouvrages. En vain, même dans son Traité de la Trinité, chercherait-on le nom de saint Hilaire. Comment donc lui attribuer une lettre où il citerait dix Pères en moins de vingt lignes, et parlerait de Chrysippe et de Cicéron? Dans une lettre authentique sur les prêtres incontinents, il montre bien une certaine connaissance de la discipline canonique, et il dit qu’il pourrait insérer plus de citations des Pères; mais il ne le fait pas et se borne à citer des lettres des papes saint Calixte et saint Grégoire ‘. « Notre croyance, dit Henri de Knyghton , notre croyance, que les autres s’évertuent à obtenir violemment de nous à coup d’autorités, il la fortifiait par des raisons et des arguments invincibles, si bien qu’il a non-seulement surpassé, mais rassemblé comme en

de la correspondance d’Anselme, el qu’il a tirée de la bibliothèque de Sainl-Ghislain (llainaul). Elle ne porte pas le nom d’Anselme, el dans le seul manuscrit que nous en connaissions (Bibliothèque nationale, mss. du treizième siècle. 27tl, fol. 109, r), on ne lit point la lettre A que nous lisons dans la suscription imprimée. Domino G. abbati... frater A. Les auteurs de YUistoire littéraire se croient en droit de l’attribuer au moine Anastase, du couvent du Monl-Saiot-Micliel el de celui de Cluny (I. VIH, pages 165-167 ; — l. X, p. A39). On pense qu’Anselme veut parler de cet Anastase dans la lettre 3 du livre 1.

• Ep. I, 56. Cf., 111,12,159.

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