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ÉCOLES PAESG0LAST1QUES

Le chapitre précédent a pu donner une idée de ce que Ton pourrait appeler l'outillage des écoles de l'Occident. Cet outillage n'augmenta guère jusqu'à saint Anselme. Il diminua plutôt. La rareté des livres rendait fort difficile l'usage de ceux qui n'entraient point dans renseignement journalier. Il semble aussi que les écoles d'Espagne et d'Angleterre aient possédé plusieurs ouvrages d'Aristote et des Pères dont on ne retrouve plus la mention avant le xii® siècle.

Néanmoins, avec ces faibles ressources, le savoir continua à se développer, lentement il est vrai, jusqu'à l'épanouissement complet de la grande scolastique.

Nous avons laissé l'école palatine sous la direction d'A gobard, depuis archevêque de Lyon. Après lui, elle passa

aiDcmains de Raban Maur, celui qui avait été précédemment écolâtre à Fulda. Raban Maur était un homme d'une haute valeur et d'une grande activité. Après quelques années de professorat, il rentra à Fulda en qualité d'abbé, puis il devint archevêque de Mayence. Il multiplia les écoles dans les provinces rhénanes. Sa mort eut lieu en 835.

Raban Maur a laissé de nombreux écrits, entre autres des traités sur la liturgie ecclésiastique et des commentaires sur la Bible ^

La question des universaux, relevée par Fridugise, commençait alors à préoccuper les penseurs. C'était la seule par laquelle on pût s'élever au-dessus du cadre étroit du trivium et an quatrivium. Les grandes questions philosophiques n'avaient point pour ces hommes, qui étaient chrétiens, la même haute importance morale que pour les philosophes de l'antiquité. La curiosité scientifique n'était pas encore assez éveillée pour inspirer l'attrait de la spéculation pure.

La question même des universaux était surtout alors une question de grammaire et de logique. C'était ainsi que l'avait envisagée Porphyre, de l'avis du moins de Raban Maur, car le Traité des catégories y auquel se v(i' féraitV Introduction de Porphyre, est un préliminaire de la logique. Trois siècles plus tard, saint Anselme émettait encore une opinion conforme : « Aristote, disait-il, n'entendait pas rechercher ce que sont les choses diverses, ni

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