‹ Saint AnselmeChapitre 46 sur 96 · De concord.y · texte numérisé non relu

De concord.y

7. nia impotentia quam non ob aliud in yolanlate diciinns esse nisi quia non potest tenere suam rectitudinem sine difficultate, non anfert eidem Toluntati perseyerandi in rectitudine potestatem. {De lib, arb.^ 6.)

8. Nil liberius rectâ yoluntate cui nulla yis aliéna potest suam rectitudinem auferre. {Id,, 9.)

nom du christianisme, ces fortes affirmations du stoï- ■cisme antique déclarant que le sage seul est libre, libre jusque dans les fers, libre quand même le monde croulerait sur lui pour Técraser? Le monde peut l'écraser , mais ne peut le forcer à déchoir :

Si fractus illabatur orbis impavidum ferlent ruinas ^

Toutefois, l'inspiration de notre saint docteur est à la fois plus douce et plus pure ; il s'appuie sur la bonté de Dieu et non sur la raideur d'une raison orgueilleuse.

C'est donc un magnifique privilège que le libre arbitre ; mais il ne peut appartenir qu'à l'être intelligent. Puisqu'il est le pouvoir de conserver la rectitude de la volonté, il suppose la volonté, et la volonté, au sens propre, ne se rencontre que dans la créature raisonnable 2.

L'animal n'a point la volonté proprement dite, îl veut sans raison et sans réflexion. L'homme au contraire veut toujours avec raison 3. L'animal est assujetti aux nécessités de la chair. Son appétit suit inévitablement l'impression sensible *. La volonté humaine, au contraire, ne peut être contrainte ni empêchée que de son con-

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