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Ed. Glareanus, Patrol. de Migne, t. LXHI-LXIV

monde et se fit moine. Il s'est rendu célèbre surtout par son histoire ecclésiastique. Mais ce qui nous intéresse ici le plus, c'est son ouvrage en sept livres sur les sciences connues de son temps.

Dans cet ouvrage intitulé : De artibus et disciplinis liberalium litlerarum *, on trouve constitué d'avance tout le programme des écoles du moyen âge. Cassiodore y distingue trois arts libéraux : la grammaire, la dialectique et la rhétorique ; puis, sous le nom de mathématiques, il range quatre sciences : géométrie, arithmétique, astrologie, musique. Cette classification, déjà formulée par Marcianus Capella, dans son roman intitulé : Satyricon 2, fut Torigine de la fameuse division en trivium et quatrivium qui forma pendant plus de cinq cents ans le programme des études libérales. Programme assez maigre sans doute ; la philosophie n'y figurait qu'indirectement comme partie de la dialectique. Néanmoins au XI* siècle, ce programme était encore en usage dans toutes les écoles. Ce ne fut qu'au xii® et au xiii* siècle que la science, acquérant plus d'étendue et d'élévation, arriva à le déborder.

A peine Cassiodore était-il mort que le nord de l'Italie tombait sous le joug des Lombards (568). Une culture intellectuelle générale y devenait impossible. Heureusement, Dieu suscita un homme de génie dans la personne de Grégoire le Grand. Écrivain remarquable,

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