‹ Saint AnselmeChapitre 65 sur 96 · ProsL · texte numérisé non relu

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une nature très simple. 11 ne peut y avoir en lui aucune composition de parties. Il n'a ni parties physiques separables, ni parties métaphysiques distinctes seulement en nature *. Un composé physique n'existe que par ses parties; il n'existe point par lui-même. Un composé métaphysique comprend des propriétés distinctes, étenduCy qualités ou facultés, il n'a donc point toute sa raison d'être en lui-même. Il dépend, pour partie du moins, d'une raison étrangère qui a relié tous ces éléments. Il ne peut être Têtre en soi absolu et parfait 2.

Dieu est donc très simple, absolument simple, autrement il ne serait pas l'être premier de qui tout dépend.

Il est de même immuable. Dans un être absolument simple, il n'y a rien qu'on puisse changer sans le détruire 3. En outre, Têtre affranchi de tout changement est bien plus excellent que l'être soumis à une instabilité perpétuelle^. Or Dieu est ce qu'il y a de plus excellent.

Enfin, il est par lui-même tout ce qu'il est; il est purement et simplement 5. En d'autres termes, son essence et son existence sont une même chose. Si son essence différait en quelque manière de son existence, il

1. Si igitar nalura illa composila est ex pluribus bonis, hœc omnia quae omni composito insunt, in illam incidere necesse est. (Monol., 17.)

2. Quidqaid' est Tel quale, Tel quantum est eliam aliud in eo quod quid est, unde non simplex sed compositum est. (Id,)

3. Accidentibus mutationem eflicientibus nunquam in sua simplicitate locum tribuil. {Monol, 25.)

4. Yalde eo melins esse id quod nullo modo indiget aut cogitur mutari. {Liber apolog,, 8.)

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