Monol.j 65. — Prosl
milons pas la nature de Dieu à celle de Thomme. Si nous mettons en lui les perfections de la nature humaine, c'est uniquement parce que ce sont les plus élevées que nous connaissions. Nous l'appelons substance ou esprit, parce que nous ne connaissons rien de meilleur que la substance spirituelle ^ Mais nous savons très bien que toutes ces expressions n'atteignent pas à la hauteur de sa perfection infinie.
En réunissant tous ces caractères, nous n'avons assurément pas une idée adéquate de la nature propre de Dieu. Elle reste bien au-dessus de toutes nos pensées 2. Nous en avons toutefois une idée suffisante pour comprendre quels peuvent être ises rapports avec nous. C'est, en définitive, la seule chose qui nous importe.
Du moment qu'il nous a donné l'intelligence et la volonté, il est impossible qu'il ne se rende pas compte de lusage que nous faisons de ces facultés. Il doit donc comprendre nos prières, même de la manière inférieure dont nous les exposons. Il doit y avoir quelque chose en lui qui veille à nos besoins, qui juge nos désirs. Si nous nous portons à l'aimer, ce qui est naturel selon saint Thomas, est-il possible qu'il n'y ait pas en lui quelque chose qui réponde à notre amour?
Sans doute, dans la pratique, nous ne nous en tenons pas à ces termes un peu généraux ; nous traitons avec Dieu, comme avec une personne humaine. Nous lui parlons comme à un homme. L'Écriture même prête à Dieu