Lib. apoL
4. Guncta alia portât et saperat, claudit et pénétrât. {Monol.j 14.)
5. Ubi vero ipsa non est, ibi penitus nulla est essentia. {MonoL, 20.)
6. Monol., 20. Cette assertion du saint docteur n'a pas été acceptée par les péripaléticiens du xiii« siècle, ceux-ci pensaient que l'espace n'existe que par les corps qui le renoplissenL
comme contenu dans l'espace, mais plutôt comme contenant Tespace '.
Serait-il partout par sa puissance et seulement dans quelque endroit particulier par son essence? Ainsi Ton dit souvent qu'il réside dans le ciel.
C'est une manière de voir qu'il faut abandonner. Sa puissance est son essence. Partout où il opère, il est lui-même présent*. Sa présence spéciale dans le ciel est une métaphore pour faire entendre qu'il manifeste au ciel ses perfections d'une manière plus complète.
On ne peut donc dire que la Souveraine nature soit dans un lieu particulier. Aucun lieu ne la limite ^. On ne peut dire qu'elle ne soit nulle part *. Elle exerce son action en tous lieux. On doit dire qu'elle est partout, non à la manière d'un corps qui pénétrerait tous les autres, mais en ce sens qu'eUe est présente à la fois à tous les lieux et à tous les êtres qu'elle a créés ^. Elle est tout entière partout ; il n'est aucun endroit où elle ne soit pas tout entière ^.
Saint Anselme, pour nous faire mieux comprendre ces enseignements, ajoute que Dieu est dans le monde à