MonoL
3. Duplicem namqae una pronunciatio gerit sententiam cum dicitar qaia nihil fuit ante summam substantiam, unus enim est sensus quia, prius-
'^yidente, puisque Dieu est le seul être existant Vhne Fexistence à tous les autres.
^pour la même raison, rien ne sera après
*hnêmeles choses qui ne finiront pas, en
• ,n peut concevoir à celles-ci une fin, tandis
^ peut concevoir une fin à la Souveraine na-
. Étant par soi, elle ne peut jamais cesser d'être,
aien ne saurait l'atteindre pour la détruire -.
Toutefois, à bien considérer les choses, les mots avant et après n'ont aucun sens quand il s'agit de Dieu. Avant et après signifient le temps. Le temps a des parties. Dieu n'a aucune partie ^. Nous avons déjà vu qu'un être ayant des parties ne pourrait être la Souveraine nature existant par elle-même.
Dieu est donc en dehors du temps. On ne peut dire qu'il est dans un temps et non dans un 'autre. On ne peut dire qu'il n'est en aucun temps. On ne peut même dire avec exactitude qu'il est dans tous les temps ^.
Il est présent à tous les temps, mais il n'est contenu dans aucun ^.
La vie de Dieu est interminable et possédée toute entière à la fois ^, c'est par égard pour notre faiblesse
quam esset summa substantia, fait cum erat nihil, aller vero sensus ejus intellectus quia ante summam substantiam non fuiC aliquid. (MonoL, 19.)