Hist. de la phiL, t. II, p
dique qu'il y ait vu le principe d'une preuve de l'existence de Dieu.
Nous en dirons autant du fondateur de l'École franciscaine, Alexandre de Halès. Il déclare, avec saint Jean Damascène*, que la connaissance de Dieu est naturellement imprimée en tous les hommes. Il y a en effet dans tous les hommes une tendance naturelle à admettre l'existence de Dieu. Est-ce en vertu d'une intuition ou d'un raisonnement et de quel raisonnement? Il faudrait le dire pour avoir le droit d'identifier cet enseignement avec celui de saint Anselme.
Le même Alexandre de Halès insiste particulièrement sur cette proposition que si l'on comprend bien ce qu'est Dieu, on reconnaît qu'il ne peut être pensé ne pas être, car il est l'être tel qu'on n'en saurait concevoir un plus grand 2. Il cite à ce propos le Proslogium. En déduitil une preuve de l'existence de Dieu? Non, car il avait démontré auparavant, avec toute la tradition, que Dieu existe comme auteur du monde 3, ajoutant que par les créatures on peut savoir qu'il est, mais non ce qu'il est.
On a cité Henri de Gand comme partisan de l'argument de saint Anselme. Le docteur Solennel assure en effet « qu'on ne peut penser à Dieu sans penser qu'il est,