‹ Saint Antoine de Padoue [microforme]Chapitre 51 sur 78 · D ES · texte numérisé non relu

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Marie est notre Mère, elle nous a adoptés pour ses enfants, au pied de la croix, surle Calvaire !

‘ Oh ! heureux ceux qui vivent sous la protection d’une Mère si aimante et si puissante ! Le prophète David, bien que Marié ne fût pas encore née alors, demandait à Dieu son salut, en se déclarant fils de

Marie, et faisait cette prière : ‘ Sauvez-moi, Seigneur !

moi qui suis le fils de votre servante. ” De quelle servante parlait-il, demande saint Augustin, sinon de celle

qui a dit :. ‘ Je suis la servante du Seigneur ? ” Eh! |

qui osera jamais, dit le Cardinal Bellarmin, venir arracher du sein de Marie ceux de ses enfants qui s'y réfugient pour échapper à leurs ennemis ?

O Mère pleine de tendresse ! O Mère pleine de bonté ! soyez à jamais bénie ! et béni soit à jamais le

Dieu qui vous à donnée à nous pour Mère, et pour

Refuge assuré dans tous les dangers de la vie!

Ayez donc toujours bon courage, Ô vous qui êtes les enfants de Marie! et nous savons qu'elle reçoit pour ses enfants tous ceux qui désirent l'être, Courage et confiance ! quelle crainte auriez-vous de périr, quand une telle mère vous défend et vous protège? Voici ce que doit se dire, avec saint Bonaventure, quiconque aime cette bonne Mère et se met sous sa

la victoire, armes que Dieu n’accorde qu’à ceux qu'if

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assurait heureuse Mère de dois-je p entre les compatis

Ecovt gage à d près d’el enfants « et dans t moindre Rsécrier :

sauver, à

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ceux qu'il 1 Ê % protection : “ O'mon âme ! que crains-tu? la cause

de ton salut éternel ne peut se perdre, puisque la pour ses

ntence est laissée à la décision de Jésus, qui est ton

Père, et de Marie qui est ta Mère ! ” La même pensée

Jrotection ROUE Res 15 assurait saint Anselme et le remplissait de joie: ‘ O

rophète Cd en a heureuse confiance ! s’écriait-il, ô refuge assuré! la

1ée alors, nt fils de Seigneur !

Mère de Dieu est ma Mère ; avec quelle certitude ne dois-je pas espérer, quand je vois l'affaire de mon salut

entre les mains d’un Père si bonet d’une Mère si

quelle ser- ; compatissante !

n de celle Fr Ecoutons donc la voix de notre Mère qui nous en-

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M uage à devenir comme de petits enfants, à nous tenir enir arra- ., Mis d'elle et à l'invoquer dans tous nos besoins, Les [S quisy :

ST fants ont toujours à la bouche le nom de leur mère ; et dans tous les dangers qui les rnenacent, dès que la Jleine de ; 4 Le à «| moindre crainte les saisit, on les entend aussitôt amais le :

) Siécrier : Ma mère, ma mère ! — Ah! douce Marie, >, et pour à ja : PES ma tendre Mère! c’est là précisément ce que vous e . ; . 0 de Edésirez de nous : vous désirez que, comme vos enfants, qui êtes à ; 1 Mhous vous appelions à notre secours dans tous les e reçoit 3 A c $ périls, parce que vous voulez nous protéger et nous ourage cu :

a : sauver, ainsi que vous avez toujours fait, quand vos e périr PET enfants ont eu recours à vous. ” protège ? Cd AE EXEMPLE, — ‘L'an 1683, Nicolas Grassi, président aventure, rs ide la chambre royale, fut envoyé en mission dans t sous sa

l'Etrurie par le vice-roi de Naples. A son retour, il

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s'arrêta à Rome, avec toute sa suite, pour vénérer les sanctuaires de cette ville. On était à la fin du carnaval, quand son fils unique tomba malade. Il fut bientôt réduit à la dernière extrémité ; si bier que les médecins l’abandonnèrent. Sa mère était au désespoir ; mais parce qu’elle était très dévote à saint Antoine, elle lui adressa de ferventes prières. Le mardi avant les cendres, environ vers trois heures du matin, elle entendit son jeune enfant, qui s'appelait Philippe, prononcer doucement le nom de saint Antoine: elle courut aussitôt vers le lit du pauvre agonisant, et lui demanda ce qu'il voulait. L'enfant se contenta de remuér sa petite main : il semblait lui dire de s’écarter, comme si elle était un obstacle au soulagement qu'il attendait. La mère s’éloigna en effet ; mais elle l’entendit répéter avec plus de joie encore, le nom de saint Antoine, Comme elle lui demanda ce que signifiait cette appellation réitérée du Saint, l'enfant lui répondit : € J'ai vu un petit Frère, qui portait une robe grise : ce Frère c'était saint Antoine. Il tenait à la main quelques fleurs blanches et rouges, avec un livre sur lequel était assis un petit enfant qui brillait comme s’il était tout en argent. ” Il ne sut pas en dire davantage; cependant il donna à entendre par ses signes qu’il avait vu autre chose. Bientôt après il entra en convalescence ; et le quatrième jour du mois de mars suivant, il était

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complètement guéri. Quelque temps après, on le porta dans une église où l’on vénérait l’image de saint Antoine. En l’apercevant, il se tourna vers sa mère et dit: “ Voilà, Maman, comment était le petit Frère qui m'a guéri. ” Chaque fois qu'il rencontrait un Franciscain, il répétait : “ L’habit que portait le petit Frère ressemblait à celui-là. ” Quand le président fut rentré à Naples avec sa femme et ses enfants, il alla rendre grâce à l’église Saint Laurent : depuis il ne cessait de publier partout la grâce insigne dont il avait été l’objet (1). ” Répons Miraculeux, voir page 127.

(1) Analecta. Apud Bolland,

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