INTRONISATION DE GEORGES
inconscientes provocations, avec les insinuations et les accusations de ses adversaires, recommenceront les intimidations, les ordres de communiquer avec les ariens, les poursuites. En 353, le maître du palais, Montanus, apporte une lettre qui, sur un prétendu désir de l'archevêque, rappelait auprès de Tempereur, en Italie (*). Athanase qui sent un piège et ne veut point se laisser enlever de son royaume et de sa forteresse, ne répond pas. L'année suivante, un autre officier vient le presser encore de sortir d'Alexandrie, et se retire devant l'attitude menaçante de la population (*). Enfin, en 356, pendant que Constance persécutait partout les orthodoxes, exilait Libère et le remplaçait sur le siège de Rome par l'intrus Félix, arrivait de Constantinople un nouvel officier du palais, le notaire Diogène. Il signifie à l'archevêque de sortir d'Alexandrie, et, sur son ordre, le chef militaire de TEgypte, Syrianus, s'empare de l'église avec cinq mille soldats et y intronise un nouveau monstre de Cap^ padoce, dit l'orateur de Nazianze (•), Georges, qui, imposé par la force comme Grégoire, comme lui, périra dans une émeute, également détesté de tous les par-
lis («).
Athanase est une seconde fois contraint de fuir au désert. En vain le peuple d'Alexandrie proteste contre les violences de Syrianus et l'expulsion de son évêque (•).
(*) Apologie à Constance^ 19, p. 243.
(■) SOZOMÊNE, IV, 9.
(*) Saint Grégoire de Naz., In laudem Àthanasii, 16, p. 395.
(*) ÂMMiEN Margellin, XXII, 7; Julien, lettre 10; Saint Grégoire DE Naz., 26, p. 403.
(^) Saint Athanase, Protestation du peuple catholique d^ Alexandrie, à la suite de VHistoire des Ariens, 81, p. 311.