SAINT ATHANASE ET SON PEUPLE. APOLOGIE DE SA FUITE
I. Athanase, même proscrit, maître de l'Egypte. — Insinuations de Bes ennemis sur sa fuite. — Deux conduites, quand la résistance est inutile : l'une plus romaine, l'autre plus grecque ; mourir ou se réserver pour l'avenir. — Athanase ne regarde?] amais la défaite comme définitive. — Sa fuite était encore un combat. — Il la défend dans une nouvelle apologie.
II. Apologie de sa fuite, — Hypocrisie de l'intérêt que prennent tout- à -coup ses adversaires. — Persécution des fidèles d'Alexandrie. — Deux partis à prendre. — Athanase n'a pas hésité.
III. Sans les principes immuables et absolus qui dominent le monde, point de véritable éloquence. — Importance des exemples fournis par llh^taire. ^ \^ .(uUe d'AU^aoase justifiée par un principe supérieur Qt l'exemple des saints. — Il s'est soumis à la manifesté volonté de Dieu. — Son évasion miraculeuse. — Son empire, même quand il est proscrit, est la plus belle victoire de l'intelligence.
Athanase avait été condamné et déposé par trois conciles (*) : le Discours apologétique avait fait justice des complots des évêques, à la fois ses accusateurs et ses juges. Les empereurs Tavaient exilé et remplacé par des intrus : VÀpologie à Constance lui avait donné raison contre les empereurs. En possession des cœurs et des esprits, ce fugitif, ce proscrit, du fond des solitudes où il se cache, est, malgré ses ennemis conjurés, Tinvisible maître de TEgypte. Les usurpateurs trônent dans les
O Les conciles de Tyr, 33$, d'Antioche, 34ki, et d'Arles, 353.