‹ Saint Athanase, etude litteraireChapitre 56 sur 142 · SON EMPIRE, VICTOIRE DE L 'INTELLIGENCE · texte numérisé non relu

SON EMPIRE, VICTOIRE DE L 'INTELLIGENCE

» être vu, gloriâant surtout le Seigneur de ce que je » n'avais pas trahi mon peuple, et de ce que, Tayant mis » d'abord en sûreté, j'avais pu être sauvé moi-même et » me dérober aux mains qui voulaient me saisir (*). » Ainsi cet homme dont on avait tenté de faire un lâche, avait été le courage même; s'il s'était dérobé à ceux qui le voulaient faire périr, c'était à la façon des grands confesseurs de la vérité; s'il avait fui, c'était, d'après l'inspiration et sous la protection de Dieu, non pour lui, mais pour son peuple. Encore une fois ses ennemis étaient vaincus. Ils s'étaient conjurés pour l'empêcher de devenir archevêque d'Alexandrie et le vrai chef de l'Eglise d'Orient; ils l'avaient fait bannir et deuxfoisdéjà jeté dans le désert : absent, en fuite, il n'était pas moins obéi et vénéré que lorsqu'il siégeait sur le trône de la grande église ou parcourait l'Egypte, à la tête de ses prêtres; ses retours étaient des triomphes. Les usurpateurs de son siège, si la force qui les soutient disparaît, tombent massacrés par la foule; Athauase seul, sans alliés, sans protection séculière, est, malgré tant d>nnemis réunis, le maître de l'Egypte. C'est la plus belle victoire de l'intelligence, la vraie reine du monde.

(>) Apologie desa fuite, U, p. 264 et 265.

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