INVASION DE LA GRANDE ÉGLISE
pitent nus, avec des pierres et des bfttons, suivies fidèles assemblés dans la grande église, frappent des matrones et des vierges, les outragent de propos obscènes. Les ariens riaient; tranquilles spectateurs de ces scènes scandaleuses.
Après les violences sur les personnes , la profanation des lieux saints et les hideuses saturnales des plus mauvais jours de nos révolutions modernes. Dans l'invasion de réglise, « un jeune libertin s'était élancé » et avait osé s'asseoir sûr le trône de l'évêque ; et là, » ir chantait du nez une chanson de prostituée, le i> malheureux I Un autre s'avançait, des rameaux dans j> les mains, et les agitait, en plaisantant, à la manière » des hellènes. Us enlevèrent les bancs, le trône, la » table sainte, les voiles de l'église, les brûlèrent devant » la porte sur la grande place et jetèrent de l'encens sur » le feu. Oh I qui ne pleurerait à ce récit, et même ne » se boucherait les oreilles, pour ne point le suppory> ter, regardant comme un dommage pour l'âme le seul » fait de Tentendre? Ils célébraient leurs idoles et di- » saient : « Constance est hellène et les ariens sont pour » nous ; ils se soucient peu de jouer le rôle de Thellé- » nisme, pourvu qu'ils consolident leur hérésie. » Et » croyant aviser un jeune bœuf qui servait à puiser de » l'eau pour les jardins du Césaréum, ils allaient l'im- » moler dans l'église, s'ils n'eussent reconnu que c'était » une génisse, un animal que chez eux il n'est pas per* » mis de sacrifier (*). »
Suit une véritable terreur. « Quelle maison ne fut pas > pillée ? Quels appartements, sous prétexte de perqui-
C) Histoire des Ariens, 55, 56 et 57, p. 298 et 299.