‹ Saint-Augustin d'après ses ConfessionsChapitre 12 sur 13 · TUE · texte numérisé non relu

TUE

nous persuader de certaines vérités. Ainsique nousl’avons vu plus haut, les raisonnements d’Augustin ne sont pas toujours conceluants. Je rappellerai à ce sujet sa démonstration de la trinité ‘; je rappellerai la méthode arbitraire par laquelle il réussit à trouver dans la Bible tout ce qu'il lui plait?, ja le plus souvent ses raisonnements ne laissent rien à désirer quant à la rigueur, et ils sont toujours présentés avec cette force, à laquelle on est en droit de s’attendre, quand on connaît la vivacité ee sa sensibilité et de son imagination.

Comme exemple de cet esprit pénétrant et profondément philosophique d’Augustin, je signalerai ses excellentes dissertations sur les différentes tentations dont nous sommes assiégés *. Le chapitre sur l’ouie notamment mériterait d’être cité en entier. «Tous les sentiments de notre àme, y est-il dit, ont chacun leurs modulations correspondantes dans la voix et dans le chant et, je ne sais par quelle harmonie secrète, É unes ont le pouvoir de réveiller les autres. » ;

Ces observations si-fines, et qui témoignent d’une étude approfondie du cœur humain sont semées à profusion dans tout le cours de l’ouvrage. Quoiqu'il entreprenne, on reconnaît partout un esprit philosophique.

Il serait injuste cependant de ne pas reconnaitre, avec la critique historique contemporaine, qu’on reconnait facilement dans les ouvrages d’Augustin le milieu dans

lequel il a vécu.

t Voirp.32 2 Voir p.45, 3 L. 10, ch. 50-54.

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