SE
Mais puis-je passer sous silence le bel éloge qu’il fait d'elle, lorsqu'il dit: Elle nous soignait (ses amis et lui) tellement, qu’il semblait qu’elle fût à tous notre mère, nous servant, en même temps, avee autant d’humilité que si elle eût été notre fille ‘.
Je ne finirais jamais si je voulais signaler toutes les preuves qu’il donne, dans sa tendre émotion, de la piété conciliante, de la foi profonde, de la charité inaltérable de sa mère. |
Mais comment pourrais-je me dispenser de mentionner l'entretien qu’il eut avec elle à Ostie et où, heureuse d’avoir ramené son fils au sein de l’Église, elle s’écrie dans son extase que la terre n’a plus rien qui puisse la retenir *. Cette scène si édifiante et où se monire avec tant d'éclat l'amour d’Augustin pour sa mère et la foi admirable de cette sainte femme, a été rendue populaire par Ary Scheffer, dont la gravure a reproduit le beau tableau.
À qui aime les émotions bienfaisantes nulle lecture ne peut être préférable à celle des derniers moments de Monique, racontés par ce fils sur lequel eile avait tant pleuré, et dont la conversion la rendait si heureuse. «je ne demande qu’une chose, avait-elle dit à ses deux fils accablés de douleur à son lit de mort, c’est que, partout où vous serez, vous vous souveniez de‘moi à l'autel du Seigneur °.»
L'amour &d'Augustin pour Dieu et son affection inaltérable pour sa mère, dont le livre des Confessions nous fournit des preuves si touchantes, nous montre en lui un homme d’une sensibilité profonde. Comment cet homme qui éprouvait à un si haut degré le besoin d'aimer, com-
4L59;"ch,144, 2 L.9, ch 40 20m UT