Ep. CXLVII, n** 3, 21 sq
2. Confess., lib. X, c. v, n" 7; t. 1, col. 782. — Cf. c. viii, u" 15; c. XVI, n° 25 ; c^ XVII, n° 26).
3. De Anima et ejus origine, lib. IV, n' S; t. X, col. 529. — Cf. n- 9, 10; et c. V et VI.
i. A. Augustin; R, la Raison.
votre prétention de connaître Dieu, vous qui ne connaissez pas suffisamment Alipe. (A) La conséquence ne vaut pas. Car, enfin, en comparaison des astres, qu'y a-t-il de plus vil que mon souper? Cependant, j'ignore de quoi je souperai demain; mais dans quel signe demain la lun€ se lèvera, je puis, sans présomption, affirmer que je le sais. (R) Donc, vous suffit-il de connaître Dieu, en la manière oîi vous savez dans quel signe demain la lune se lèvera? (A) Il ne suffirait pas ainsi; car là encore c'est une connaissance acquise parles sens^.Mais j'ignore si Dieu, ou si quelque cause occidte de la nature ne changera pas le cours de la lune; or, si pareil changement arrivait, toutes mes prévisions seraient détruites. (R) Et vous croyez que cela peut se faire? (A) Je ne le crois pas. Mais il n'est pas question de croire, il est question de savoir ^. »
Dans ce passage très remarquable, saint Augustin attribue, avec raison, le caractère de connaissance sensible à cette divination qui fait pénétrer dans l'intérieur d'un ami, et à cette autre divination qui atteint les secrets du monde extérieur. Or, la seconde divination est proprement ce qu'aujourd'hui l'on nomme science. Il est donc rigoureusement vrai que, dès 386, dans ses premiers travaux, saint Augustin établit une distinction réelle entre la connaissance scientifique et la connaissance intellectuelle.
On trouverait aussi dans d'autres ouvrages de la