‹ Saint AugustinChapitre 11 sur 292 · Soliloq., lib. I, c. m, n" 8; l. I, col · texte numérisé non relu

Soliloq., lib. I, c. m, n" 8; l. I, col

môme époque et dans ceux des années suivantes, bien des témoignages qui justifieraient cette distinction^. Il n'est pas nécessaire de les recueillir, car, à partir de 400, le traité de la Trinité fournit l'explication la plus précise et la plus complète.

(( Voici, dit saint Augustin, la différence à établir entre sagesse et science : à la sagesse appartient la connaissance intellectuelle des choses éternelles 2; à la science, la connaissance raisonnée des choses temporelles ^. » Une page plus bas, il rapporte le début de l'Évangile selon saint Jean : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était Dieu, etc.. Le Verbe vint dans son empire, et les siens ne le reçurent pas, etc. En tout ce passage, ajoute-t-il, quelques parties appartiennent à la science, et d'autres à la sagesse. En effet, Au commencement était le Verbe,.., la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne la comprirent pas, se rapporte à la vie contemplative et doit être perçu par rintelligence...* (Mais) Il fut un homme envoyé de Dieu, et qui se nommait Jean, etc.,, c'est chose d'une réalisation temporelle, c'est donc une^îhose qui appartient à la science, car la science est un mode de connaissance historique ^. » Tout cela est absolument dé-

1. Conlr. Acad., lib. 111, c. xi. - Cf. De Immortaliiate animx, c. vu, n" 12; c. XI, n» 18; De LXXXIII Quxsiionibus, QuiEsl. IX; t. VI, col. 13.

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