‹ Saint AugustinChapitre 100 sur 292 · Animœ insunt; non eadem tria est anima · texte numérisé non relu

Animœ insunt; non eadem tria est anima

2. Comparer De Trinitate, lib. XV, c. vu, n° 12; t. VIII, col. 1065, et surtout 1066.

3. £p., CLXIX, c. II, n» 6 ; col. 744 sq. ; — cf. notamment sur Y action inséparable de la sainte Trinité : De Trinitate, lib. I, c. v, n» 8 ; lib. II, c. X, n" 18 ; lib. IV , c. xxi ; lib. XV, c. xxii, n° 42, très important, et c. xxiii.

soumises à Dieu voient comme un commencement de clarté : « Pour la vision de la Trinité, quelque progrès que nous y fassions pendant cette vie, ce ne sera jamais qu'une vision par énigmes^. » « Une foi certaine commence en quelque manière la connaissance, mais la connaissance ne sera complète qu'après cette vie 2. » Et « lorsque se produira la vision face à face, telle qu'elle nous est promise, nous verrons la Trinité avec plus de clarté et avec plus de certitude que nous ne pouvons en voir maintenant cette image que nous sommes ^ » .

Les formules dogmatiques excluent l'erreur; elles expriment le mystère ; elles déterminent ce qui dans le mystère nous est accessible; elles ne prétendent pas rendre le mystère intelligible pour nous : « Faut-il exprimer ce que sont les trois personnes, le langage humain se trouve trop pauvre. On a dit cependant trois personnes y non pour dire ce qui est, mais pour ne pas le taire totalement *. » D'ailleurs, ici notre ignorance n'est

Page 1