‹ Saint AugustinChapitre 99 sur 292 · Lib. XIV, c. VIII, n» 14; t. VIII, col · texte numérisé non relu

Lib. XIV, c. VIII, n» 14; t. VIII, col

quoique nous énoncions à part chacune d'elles, et à (les moments différents, nous ne mettons jamais en exercice l'une d'elles sans les deux autres. Mais il n'en faut pas conclure que ces trois facultés, comparées ainsi à la Trinité, lui ressemblent avec une convenance parfaite... Car, de la créature au Créateur, y eut-il jamais similitude possible? Voici donc le premier point sur lequel la similitude est ici inexacte : ces trois choses, mémoire, intelligence, volonté, résident dans l'âme, et l'âme n'est pas ces trois mêmes choses ^ ; mais la Trinité ne réside pas en Dieu, elle est Dieu. En outre, qui oserait dire que le Père comprend, non par lui-même, mais par le Fils 2? Or, la mémoire comprend, non par elle-même, mais par 1 intelligence, ou plutôt l'âme, en qui l'une et l'autre résident, comprend seulement par l'intelligence, de même qu'elle se souvient par la mémoire, et qu'elle veut par la volonté. Donc, cette similitude est employée ici, afin qu'il soit possible, en quelque manière, de comprendre (comment)... nulle créature n'a pour auteur, ni le Père seul, ni le Fils seul, ni le saint Esprit seul, mais comment tout a pour cause l'action simultanée de la Trinité, car la Trinité opère inséparablement 3. ))

La Trinité reste toujours pour l'intelligence humaine un mystère, et dans ce mystère les intelligences bien

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