‹ Saint AugustinChapitre 101 sur 292 · De Trinitate, lib. IX, c. i, nM ; t. VIII, col · texte numérisé non relu

De Trinitate, lib. IX, c. i, nM ; t. VIII, col

3. De Trinitate, lib. XV, c. x\iii, n" 44; t. VIII, col. 1091.

4. « Non ut illud cliceretur, sed ne taceretur » {De Trinitate, lib. V, c. IX, n° 10; t. VIII, col. 918). — Cf. lib. VII, c. iv, n° 7 : « Et dum intelligalur saltem in aenigmale quod dicitur, placuit ita dici, ut diceretur aliquid cum quœreretur quid tria sint » (col. 939). — Ibid., n° 9 : « Quid igilur restât, nisi ut fateamur loquendi necessitate parta hœc vocabula cum opus esset copiosa disputatlone .adversus insidias vel erroies hœreticorum? » (col. 941). — Voir surtout, c. vi, n° 11 : « Cur ergo non hœc tria simul unam personam dicimus, sicut unam essentiam et unum Deum, sed très dicimus personas cum ires deos aut très essentias non dicamus : nisi quia volumus vel unum aliquod vocabulum servire huic significationi qua intelligitur Trinitas, ne omnino taceremus interrogati, quid très, cum très esse fateremur? » (col. 943). — Comparer enfin le passage de la Cité de Dieu, lib. X, c. xxiii: t. VII, col. 300.

pas absolue, nous sommes seulement dans Timpuissance de rien éclaircir. Les plus habiles n'arrivent pas, dans leurs méditations sur la Trinité, à un état où leur connaissance soit assez claire pour se déterminer selon un langage ; aussi les formules n'égalent pas même la pensée de ceux qui les proposent; car il s'agit pour eux de traduire en un langage ce qu'ils pensent sans langage^. « Donc, lorsqu'on nous demande ce que sont les trois réalités ou les trois personnes, quid tria, vel guid très, nous nous mettons en peine de trouver quelque nom spécial ou général dans lequel nous renfermerons la notion des trois ; et rien ne se présente à notre esprit, parce que la suréminence de la divinité dépasse les ressources du langage humain. On pense Dieu, en efPet, plus véritablement qu'on ne l'exprime, et Dieu est plus véritablement qu'il n'est pensé 2. » Cette courte phrase montre à merveille que saint Augustin met dans sa conception de Dieu, la notion de Trinité.

Enfin, Tétude du mystère fait toujours profiter : « Car, dans les recherches sur l'incompréhensible, on doit se garder de croire qu'il n'a été rien trouvé, alors qu'en fait il a été trouvé combien l'objet de la recherche est incompréhensible. » C'est en pareille matière que « la foi cherche, et que l'intelligence trouve », Fides quxrit, intellectus invertit ^, On voit l'origine du mot de saint Anselme : Fides quœrensintellectum.

1. Quo enuntiarent verbis quod sine verbis intelligebant {De Trinitate, lib. V, c. ix, n» 10; t. VIII, col. 918).

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