Ib., c. IV, n" 5; col
4. On fonsuUera : V [388-395] De Quatre-vingt-trois Questions (Quœst. XLVI); — 2° [391] Ep. XIV, à Nébridius; — 3° [415 et 416] Cité de Dieu (lib. VII, c. xxviii; lib. XI, c. x); — 4° [vers 410] Interprétation litléraîe de la Genèse (lib. V, c. xiii, xiv, xv); — 5° [vers 415] De la 'Trinité (lib. IV, c. i, n" 3) ; — 6° [416] Traités sur sai7H Jean (Tract, I, n" 16, 17).
tion fondamentale que saint Augustin avait résolue de bonne heure.
Un passage du livre des Quatre-vingt-trois Questions (Quaest. XLVI) est depuis longtemps classique : « Il existe des idées principales, ou formes, ou principes rationes des choses; ces idées sont stables et immuables; elles n'ont pas elles-mêmes reçu une forme ; elles sont donc éternelles; elles résident, enfin, dans l'intelligence divine. Ces idées ne commencent ni ne finissent; c'est cependant d'après elles, que reçoit sa forme tout ce qui commence et qui finit... (En effet), toutes les choses qui sont, c'est-à-dire toutes les choses qui dans leur genre propre ont une nature déterminée d'après laquelle elles sont, ont été créées de Dieu Or, cela
établi, qui oserait dire que Dieu, sans savoir comment, a constitué toutes choses i? On ne peut le dire, ni le croire; il reste donc que toutes choses ont été faites d'après un principe 2, Mais l'homme n'a pas été fait d'après le même principe que le cheval ; et il est absurde de le croire. Donc, les choses ont été créées chacune d'après son propre principe. Et ces principes, où pense-t-on qu'ils soient, sinon dans l'esprit du Créateur*? » La phrase qui termine la Question XLYP présente comme synonymes les cinq termes : rationes, ideas, formas, species, rationes. Il ne sera pas nécessaire de reproduire le passage de la Cité de Dieu^^
1. Quis audeat clicere Deum irrationabiliter omnia condidisse.