‹ Saint AugustinChapitre 108 sur 292 · Confess., lib. XI, c. xiii, n» 15, 16; 1. 1, col · texte numérisé non relu

Confess., lib. XI, c. xiii, n» 15, 16; 1. 1, col

Immédiatement après ces paroles, et à partir du chapitre XIV jusqu'à la fin du chapitre xxviii, saint Augustin étudie à fond notre notion du temps; il revient dès le chapitre xxix à ses considérations sur Dieu ; c'est enfin dans les chapitres xxx et xxxi qu'il donne toute sa pensée, et qu'il enseigne à reconnaître le mystère. Il déclare que l'on se représente Dieu à la manière d'un homme dont les desseins et dont les actes impliquent succession. Il faut, au contraire, s'efforcer de voir « que, avant tous les temps, (Dieu est) l'éternel créateur de tous les temps, et que nul temps n'est coéternel à lui, ni aucune créature : pas même la créature qui serait audessus du temps * ».

Saint Augustin a souvent répété que rien n'est coéternel à Dieu^ ; il le dit ici avec plus d'insistance et plus de clarté ; c'est donc ici qu'il faudra définitivement se rendre compte de cette parole essentielle : rien n'est coéternel à Dieu.

« Supposons, dit saint Augustin, une ûme douée d'une telle science et d'une telle prescience, que toutes les choses passées et toutes les choses futures lui fussent connues, mais connues comme est connu de moi le cantique le plus familier; voilà une àme bien merveilleuse, et faite pour nous jeter dans la stupeur : elle sait en détail tout le passé et tout ce que les siècles apporteront ; et elle le sait à la manière dont je sais le cantique que

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