‹ Saint AugustinChapitre 109 sur 292 · Confess., lib. XI, c. xxx, n" 40; t. I, col · texte numérisé non relu

Confess., lib. XI, c. xxx, n" 40; t. I, col

2. Cf. ci-dessus p. 134. — Voir : r la XIX« des LXXXIII Questions, où, sans écrire le mot coxlcrnum^ saint Augustin exprime la même doctrine que dans les endroits où il l'écrit. — 2" De Civitate Dei, lib. XII, c. xv, n» 2, 3;c. XVI. — Z° De Fide et symbolo, c. ii, n" 2; t. IV, col. 182.

je chante; or, je sais quelle partie du cantique s'est déjà déroulée, et quelle partie reste encore *. » Voilà donc une connaissance humaine infinie. Mais l'homme qui saurait de l'univers exactement tout ce que Dieu en sait, n'aurait pas cependant une science égale, ou simplement semblable à la science de Dieu ; car le mode de connaissance humaine diffère essentiellement du mode de connaissance divine; et, sans exception, tout ce qui peut s'appeler énergie humaine, diffère essentiellement de l'énergie divine. C'est ce que les paroles suivantes font comprendre; elles continuent le passage déjà cité; les voici donc : « Loin de nous la pensée que vous, créateur de l'univers, vous auteur des âmes et des corps, vous connaissiez en cette manière toutes les choses futures et passées. Votre connaissance est bien plus merveilleuse et bien plus mystérieuse. Un homme, en effet, chante quelque chose qu'il sait ou il écoute un chant connu ; or, l'attente des paroles qui vont arriver et le souvenir de celles qui sont passées déjà, met de la di* versité dans l'affection, et de la distension dans le sentiment^. » La formule est peu claire, mais saint Augustin a fourni le moyen de l'entendre ; il a, en effet, employé le terme distentio, au chapitre xxvi, là oii il dit du temps qu'il est une simple distension, et une distension de l'âme elle-même. Or, dans la discussion sur le temps, distentio signifie, pour saint Augustin, une certaine multiplicité ou, ndeux, une certaine diversité dans la per-

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