Et intellecluali mente cernendum est
5. « Ad scientiam perlinet quœ cognitione historica continelur » {De Trinitate, lib. XIII, c. i, n" 2; t. VIII, col. 1013, 1014. Cf. lib. XIV, c. i,
cisif, et, comme il est aussi d'une grande importance, saint Augustin y revient : (( (Il y a des théories) que l'on n'est pas réduit à croire vraies, et qui, contrairement à l'histoire, n'exigent pas que l'on en croie un témoin; ce sont théories dont chacun constate la vérité; mais il la constate, soit en lui-même, soit dans la vérité absolue, lumière de l'âme ^. » — « La science, dit-il encore, devait se distinguer de la sagesse. Ce que la science fait connaître, ce sont choses adventices dans l'âme : tels, les résultats de la connaissance historique, actions et paroles qui se produisent et qui s'évanouissent dans le temps, ou bien réalités qui existent en divers endroits et en diverses régions 2. »
Cette opposition entre science et sagesse est déjà formulée en 397 dans les Questions diverses à Simplicien : « La sagesse se rapporte à l'intelligence des choses éternelles; la science a pour objet ce que les sens corporels nous font éprouver 3. » D'ailleurs, saint Augustin n'a pas toujours employé le mot scientia au sens de connaissance sensible ; il l'a pris le plus souvent comme un synonyme absolu de sapientia'^. Mais la
où il insiste sur la même distlncUon, et où il rappelle ce qu'il en a déjà dit).